Le retenant de 2Thessaloniciens 2.6 et 7
Notre Maître, le Seigneur Jésus, revient bientôt?! C'est une certitude, il nous l'a promis (´?Voici?: je viens bientôt...?ª, Ap 22.12). C'est là la base de toute notre espérance chrétienne. C'est cet événement qui donne sens à notre vie et à l'histoire de ce monde. Il ne s'agit pas là seulement du rêve de quelque déçu de la société?; le retour du Seigneur est imminent...
I- Enjeux de 2Th 2 et place des versets 6 et 7
1- Disculper un malentendu...
Il faut tout d'abord éclaircir ce point?: Imminent (ou ´?bientôt?ª) ne veut pas dire immédiat. C'est l'erreur dans laquelle étaient déjà tombés quelques uns à Thessalonique dont le zèle mal placé et mal inspiré les avait conduit à affirmer que le Jour du Seigneur était déjà là ou que la résurrection était déjà arrivée. Dans sa deuxième lettre à la communauté de Thessalonique en 50 ap. J.-C., l'apôtre Paul écrit aux Thessaloniciens pour calmer l'agitation causée par les fauteurs de trouble. Le jour du Seigneur, rappelle Paul aux Thessaloniciens, n'est pas encore là car, deux signes doivent avant tout se manifester?: l'apostasie et l'Impie.
2- Deux signes avant la venue du Seigneur
L'apostasie préparera le chemin à la révélation de l'Impie, l'Antichrist, le fils de la perdition, l'adversaire, l'individu hideux qui est un perdu, ´?un pourri d'orgueil?ª qui va jusqu'à vouloir prendre la place de Dieu dans le temple et se prendre pour Dieu. Dans ce monde, enjeu de la lutte entre Satan et le Seigneur Jésus, l'homme de l'impiété (homme de péché, individu irréligieux, antireligieux, anti-Dieu et anti-christ par excellence) est du côté de Satan, contre le Seigneur. Son œuvre est la perdition de ces adeptes par le mensonge, alors que le but du Seigneur c'est de sauver les siens.
3- Pourquoi les deux signes ne sont-ils toujours pas arrivés??
Au moment où Paul écrit aux Thessaloniciens, les deux signes (apostasie et Impie) ne sont pas encore là?:
Les deux versets font système et cadrent bien avec la pensée de l'apôtre?: le mystère de l'iniquité, hostilité radicale à Dieu et au Christ, opère certes déjà dans l'ombre, mais quelqu'un le retient. Cependant, un jour arrivera?où l'obstacle, la puissance retenant, la force anti-satanique sera mise de côté (s'enlèvera, v.7) et ´?en contraste avec son action secrète dans le temps présent, le mal se manifestera ouvertement?ª, la puissance satanique éclatera au grand jour. L'Antichrist saisira alors pleinement et entièrement l'énergie de Satan à laquelle il devra sa parousie, sa révélation. Ce n'est qu'après cela que le jour du Seigneur sera là. Le Seigneur Jésus fera alors périr l'Impie par le souffle de sa bouche et l'anéantira par la manifestation de son avènement (v.8). Du temps de l'apôtre Paul, les deux signes ne s'étaient pas encore produits. Donc, le Seigneur ne pouvait pas encore revenir. Aujourd'hui, ces signes sont en train de se manifester, mais le Seigneur n'est pas encore là.
4- Les versets 6 et 7
Dans ces deux versets, c'est le participe du même verbe grec qui est employé. Dans les deux cas, le participe n'a pas de complément exprimé. La seule différence est qu'au v.7, le participe est au masculin (ho katékôn, celui qui retient) alors qu'il était au neutre au v.6 (to katéchon, ce qui retient).
En résumant les événements tels que le laisse entendre 2Th 2, on dirait?: celui qui retient?disparaîtra?; l'iniquité proliférera alors (v.7), conduisant à l'apostasie par laquelle se révèlera l'Impie (v.3) qui lui était retenu par quelque chose (v.6). Chronologiquement, l'obstacle (to katéchon) semble levé après (ou avec) la disparition de celui qui retient.
Les deux versets poussent à poser ces deux questions?:
Disons d'emblée ici qu'il ne s'agit pas pour nous de chercher à savoir la date du retour du Seigneur. La réponse à cette préoccupation est claire?: ´?Pour ce qui est du jour?et de l'heure, personne ne les connaît?ª, pas même ´?les anges des cieux?ª, nous a dit le Seigneur (Mt 24.36). Il faut aussi tout de suite dire que le Seigneur ne nous a pas laissé ignorants au sujet de ces événements. C'est pour cela il nous paraît justifié de franchir les réserves de ceux qui, par peur de tomber dans un calcul anxieux du jour et l'heure (que certes, nul ne connaît?!), laissent la parole de Dieu dans de vagues propos mystérieux. La pensée de l'apôtre nous semble trop précise en 2Th 2 pour que nous passions à côté de ces ´?choses révélées?ª qui sont ´?à nous et à nos fils, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi?ª (Dt 29.28). Une telle réserve devant certains textes bibliques (parfois difficiles, nous reconnaissons) ne rend ni justice à la vérité révélée de l'Ecriture, ni au Seigneur Dieu qui nous veut instruits de ce qu'il nous a dit?: ´?N'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit?ª, disait, sur une question différente, le Seigneur aux sadducéens (Mt 22.31). ´?Vous savez...?ª, dit Paul aux Thessaloniciens (2Th 2.6).