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MOI, YAN WEBOVITCH
Moi, Yan Webovitch, j'ai fait un rêve terrible.
Eh bien! justement NON! Il ne suffit pas de "cliquer sur"!
Devant moi siégeait un juge, revêtu de l'hermine blanche.
Oh! J'avais bien entendu parler de ce tribunal, autrefois, dans mon enfance,
- Accusé, levez-vous! dit le juge d'une voix sèche. - Yan Webovitch, dit le Juge Suprême, vous êtes perdu!
- Comment "perdu", monsieur le juge, dis-je en balbutiant?
- Pourtant, vous l'êtes! Et depuis longtemps, sans le savoir!
- Mais, monsieur le juge, sauf votre respect, dis-je en m'enhardissant un peu
- En effet, coupa le juge que cela ne faisait pas rire; J'énumère:
Mais, à propos, que cherchiez-vous sur le Web, tout à l'heure, Monsieur Webovitch?
Eh bien! je vais vous le dire, moi :
Ce n'est pas la peine, votre Excellence, dis-je précipitamment, C'est inutile, Monsieur Webovitch, tonna le juge, le tribunal a déjà rendu son arrêt: VOUS ETES CONDAMNE A MORT!
J'étais stupéfié. Le juge reprit:
La voix du magistrat se faisait lointaine. Tout pâlissait alentour. Une vive lumière l'éclairait qui, pour finir, devint tout espace, et si intensément que j'en fus comme transpercé, quoique je me sentisse au-dedans de moi plus opaque qu'un bloc obscur. Le Juge parlait de nouveau, et sa voix dans l'étendue sonna comme un clairon : - MONSIEUR WEBOVITCH! - Oui, monsieur le juge, dis-je faiblement. - Monsieur Webovitch, je vais vous expliquer pourquoi vous êtes perdu, et ce que signifie cette double mort:
Vous êtes perdu pour n'en avoir toujours fait qu'à votre tête, même quand vous saviez que c'était mal.
Toutes vos mauvaises pensées, Le Tribunal applique la sentence: il vous verse VOTRE salaire, Ce que vous avez gagné! Car LE SALAIRE DU PECHE C'EST LA MORT ! - Mais... - Attendez! Monsieur Webovitch, je n'ai pas fini! La mort de votre corps n'est que la mort physique, après vient la seconde mort, l'autre mort. L'AUTRE MORT! Monsieur le juge, dis-je épouvanté. Oui! L'AUTRE. La Mort Totale, celle de votre esprit qui sera définitivement privé de Dieu, de la joie de sa présence, c'est-à-dire de toute joie, pour toujours. M'entendez-vous? POUR TOUJOURS! YAN WEBOVITCH ! Comprenez-vous ce que cela signifie? Je le comprenais maintenant. Il me revint alors cette parole entendue, autrefois, dans mon jeune temps, je ne sais plus où, sans doute à l'église : "Ils auront pour châtiment une ruine ETERNELLE, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force" (II Thessaloniciens. 1:9). Je ne respirais plus qu'à peine. Je vis alors, dans le silence énorme et comme éternisé, descendre, lentement, longuement, infiniment, une plume, une plume noire qui, juste à ma hauteur, sembla hésiter un peu, avant de glisser en tournoyant vers la Ténèbre, VERS L'EN-BAS, VERS L'ABÎME, et, moi, i-ne-xo-ra-ble-ment, je me sentais glisser avec elle... Le juge s'était tu. Je levai vers lui les yeux, implorant dans un souffle : - Monsieur le juge, que dois-je faire pour être sauvé?
- Comment! dit le Magistrat Suprême, vous osez encore poser cette question, vous, MONSIEUR WEBOVITCH?
Dites-moi, pourquoi n'avez-vous pas fréquenté les sites où l'on répond à votre question? A VOTRE PLACE! ET VOUS SEREZ SAUVE. Voilà ce qu'on vous aurait dit!
Mais, maintenant... J'eus alors un soubresaut.
Mon coude avait glissé du pupitre. J. Richard. |