La première prédication publique de Jésus

Jn 2.13

Je vous invite à tirer instruction ce matin de la première prédication publique de Jésus, au Temple de Jérusalem, tel que Jean nous la rapporte.

Après le signe privée à Cana ; l'eau changée en vin que nous avons déjà eu l'occasion de méditer ensemble, la fin du second chapitre de l'évangile de Jean nous rapporte ce récit surprenant, qui a diversement inspiré les peintres au cours de l'Histoire, tel Rembrandt sur la couverture de la feuille de culte de ce jour...

Avouons-le d'emblée, l'image de Jésus qui fabrique un fouet pour renverser les tables des changeurs et disperser les animaux destinés aux sacrifices, nous heurte... où est le doux petit Jésus ?...

Lectures : Jean 2.13-25 + Za 14.20-21 + Ps 69.7-10

  1. Après nous être un peu replongé dans l'ambiance de l'époque,
    nous nous arrêterons sur le sens qu'a voulu donner Jésus à ce geste
  2. pour ceux qui étaient autour de lui à l'époque,
  3. puis pour nous aujourd'hui.

1. Contexte

a. Date et moment dans le ministère de Jésus

Nous sommes fin mars, début avril, à l'époque ou les Juifs célébraient la Pâque, c'est-à-dire à l'époque où ils commémoraient la libération d'Egypte. C'était la saison des premières moissons, en particulier de l'orge et des premiers fruits...

Nous devons être en l'an 27 ou 28 ap. J.-C., puisque cela fait 46 ans qu'Hérode1 avait commencé les travaux de construction du Temple.

Dans les 3 premiers évangiles, il se trouve un passage similaire mais situé à la fin du ministère de Jésus, introduisant l'arrestation du Christ (Mc 11.18) avec en toile de fond les paroles de Jérémie condamnant le culte pervertit de son temps (Jr 7.11), et celles d'Esaïe annonçant le rassemblant des croyants de toutes les nations sous la l'Alliance Nouvelle (Es 56.7).

Chez Jean, c'est au début du ministère de Jésus qu'est placé ce passage, où Jésus annonce sa condamnation à mort et sa résurrection corporelle 3 jours après, avec en toile de fond le Psaume des persécutés (Ps 69).

Avec d'autres, je pense qu'il peut s'agir de deux faits distincts, cela dit, je suis sûre que vous tirerez un grand profit cette semaine à comparer ces 4 passages de la Bible, pour prolonger ce que nous pourrons dire ensemble ce matin à partir du témoignage de Jean.

b. Le Temple à l'époque

A l'époque, le Temple d'Hérode était une imposante bâtisse dont on imagine souvent mal aujourd'hui la taille réelle. Son esplanade faisait 14,4 ha (144 000 m2) en gros 480m x 300m, la moitié de la superficie du jardin des Tuilleries + Carrousel du Louvre (280.000m2), soit2 4.5% de plus que les Champs Elysée (137.500 m2), rajoutez lui 92m en longueur (2.028m au lieu de 1.936m) ou 3m en largeur (74m au lieu de 71m).

Plusieurs portes donnaient accès à l'esplanade du Temple. Sur le côté sud, dominé par le portique royal (Jn 10.23, Ac 3.11), un escalier monumental conduisait à deux grandes portes...

Après un bain de purification, les pèlerins qui les avaient empruntés traversaient de longs tunnels creusés dans la pierre pour déboucher ensuite sur un immense parvis qui était accessible aux non-juifs : le parvis des païens.

C'est là [faisant comme une sorte une barrière entre le pur et l'impur] qu'étaient installés les changeurs – car le Temple avait sa propre monnaie -, ainsi les marchands de bœufs, de moutons, de colombes, d'huiles et de tout ce qui était nécessaire au culte....

De chaque côté du parvis couraient des galeries couvertes où les maîtres livraient leur enseignement (Jn 18.19) et où l'on aimait se promener et se rencontrer3.

Selon Joseph, d'imposantes colonnes de 8,20m de hauteur et de largueur respectable, puisqu'il fallait 3 hommes se donnant la main pour les encercler4 soutenaient le toit de la galerie.

Au centre du parvis des païens se trouvait un autre parvis, légèrement surélevé et séparé du premier par une balustrade de pierre marquant la limite que les païens et incirconcis ne pouvaient dépasser sous peine de mort.5 Hiérarchiquement, on avan&ait vers le Lieu Très Saint, où seul le Souverain Sacrificateur pouvait entrer une fois l'an...

c. Les changeurs

Par souci de pureté et surtout d'indépendance, les pèlerins venant des 4 coins de l'Empire Romains, devaient donc changer l'argent impur qu'ils avaient apporté avec eux, en monnaie du Temple et ainsi pouvoir acheter les animaux purs destinés aux sacrifices avec tout ce qu'il convenait d'y associer pour se réjouir devant Dieu.

Bien que nous sommes en marche vers l'Euro... c'est tt de même comme lorsqu'aujourd'hui on part en vacances dans un pays étranger, on change son argent en monnaie locale. Mais là les pèlerins ne changent pas de pays, le Temple est dans l'Empire Romain...

Les changeurs du Temple, sont parfois pris à tord pour des péagers. Les péagers étaient des fonctionnaires des impôts vendus à l'occupant Romains, alors que les changeurs du Temple étaient au service d'une autre cause, celle du Temple. Pourtant, leur réputation n'est pas bcp plus "propre"... Selon la tradition rabbinique et Joseph, on sait qu'il y avait des changeurs et marchands malhonnêtes, qui profitaient des pèlerins leur demandant des prix exorbitants... aussi les marchands payaient aux prêtres une taxe pour pouvoir vendre dans ce que la tradition juive a surnommé les bazars des fils d'Hanne. Cette famille de prêtre avait la réputation d'être particulièrement cupide. Ce commerce était pour elle l'occasion de toucher de substantielles commissions. Hanne a exercé sa sacrificature de 6? à 15, puis encore après pendant que son gendre Caïphe était officiellement titulaire de l'office jusqu'en 36. Donc pendant le ministère de Jésus !...

2. Le sens du message de Jésus pour ceux qui ont vécu cette scène

Que signifiait ces paroles et ce geste de Jésus pour ceux qui était auprès de lui ce jour-là à Jérusalem ?

a. Mime prophétique ou récit d'une colère de Jésus ?

Aujourd'hui si en lisant ces versets nous sommes heurtés par l'expression de la colère de Celui dont Esaïe avait dit : Voici mon serviteur, que je soutiens, celui que j'ai choisi, qui fait toute ma joie. Je lui ai donné mon Esprit et il établira la justice pour les nations. Mais il ne criera pas, n'élèvera pas la voix, il ne la fera pas entendre dans les rues. Il ne brisera pas le roseau qui se ploie et il n'éteindra pas la flamme qui faiblit, mais il établira le droit selon la vérité,,, (Es 42.1-3), n'est-ce pas parce que nous lisons ce texte comme nous lirions une de dépêche de presse, dépêche relatant un fait divers qui se serait passé au marché du portique, il y a moins de 2000 ans ?

Bien que la notion de colère s'attache au Dieu d'Amour dont parle la Bible, car Dieu est aussi Saint et Juste, ne pouvant tolérer le péché en sa présence, je ne crois pas que Jean ait voulu nous rapporter ici un fait divers. Si tel avait été le cas, il n'aurait pas manqué d'ajouter comment la police de l'époque aurait cherché à intervenir pour ramener le calme sur la place !

A la manière d'un Jérémie qui s'était mis aux portes du Temple pour apporter un message aux vendeurs (Jr 7.1-14) par exemple, ou qui a été appelé à briser un vase devant le peuple pour illustrer le jugement de Dieu contre lui (Jr 19.10-15) où d'un Ezéchiel qui s'était couché 390 jours sur son côté gauche, puis 40 jours sur le côté droit (Ez 4.4-6), je crois qu'ici Jean nous rapporte une prédication à la fois audiovisuel et interactive de Jésus. C'est là où se promenaient les pèlerins et enseignaient les rabbis, que méthodiquement Jésus fabrique un fouet avec des cordes, puis, sur fond de "décors" réel, avec des "personnages" réels, réquisitionnés malgré eux qu'il délivre son premier message prophétique public !...

Mais notons au passage que ce percutant message audiovisuel et interactif fut plutôt hermétique... en effet, nul ne semble rien y comprendre sur le coup... en tout cas ce n'est qu'après la résurrection que les disciples s'en souviennent et qu'ils comprennent ce que Jésus avait voulu dire...

b. Le message de Jésus : Jésus est le Christ !

C'est donc à posteriori que les disciples font le parallèle entre ce message et le Psaume des persécutés. Jésus, le Nouveau David était dans le Temple, au milieu des chefs Juifs, comme David au milieu de ses ennemis qui le haïssait sans raison, il était devenu étranger au milieu de ses frères, prenant sur Lui les insultes proférées par les hommes contre Dieu (Ps 69.10, Rom 15.3) pour les réconcilier avec Son Père ...

Jean-Baptiste l'avait annoncé dans sa prédication ; Jésus est l'agneau de Dieu, venu ôter le péché des hommes rebelles à Dieu (Jn 1.29)

Selon la Loi de Moïse en effet, le seul moyen d'être pardonné était de venir au Temple d'acheter là un animal pur, de transférer symboliquement sur lui ses péchés, puis de l'égorger. L'animal était en quelque sorte condamné à mort à la place du pécheur.

Renverser les tables et disperser les animaux c'était rendre impossible les sacrifices, s'était lever la barrière entre le pur et l'impur. Arrêter les sacrifices c'était mettre un terme au culte selon les ordonnances de Moïse.

L'auteur de l'épître aux Hébreux dira plus tard que le culte de l'AT préfigurait le sacrifice parfait accompli par Jésus rendant par là caduc les sacrifices d'animaux : c'est en raison de la volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice que Jésus-Christ a offert de son propre corps une fois pour toutes (Hb 10.10).

Pour les contemporains de Jésus, l'enjeu était donc de taille !

Certes, ils savaient qu'en parlant de la fin des temps, le prophète Zacharie avait annoncé la fin des marchands dans le Temple du Seigneur, donc la fin des sacrifices d'animaux (Za 14.21).

Mais seul le Messie, à la fin des temps pourrait instituer pareille chose ! D'où la question des premiers auditeurs-participants à ce message : quel signe miraculeux feras-tu pour prouver que tu en droit d'agir ainsi ? autrement-dit quel miracle vas-tu accomplir pour que nous reconnaissions, selon les Ecritures, que tu es bien le Messie ?

Vous vous souvenez de Jean-Baptiste, lorsque, depuis la prison, il fait envoyer 2 de ses disciples auprès de Jésus, pour lui demander s'il est le Christ annoncé par les prophètes, Jésus lui fait répondre en s'appropriant la réalisation de paroles d'Esaïe les aveugles voient, les paralysés marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne nouvelle est annoncée aux pauvres (Es 35.5-6, 61.1// Mt 11.5).

Les Juifs s'attendaient à reconnaître le Christ aux miracles qui feraient.

c. Le Signe par excellence : la résurrection corporelle de Jésus

À cette demande de miracle, Jésus répond de façon plutôt énigmatique : Démolissez ce Temple... en 3 jours je le relèverai (Jn 2.19).

Pour ses interlocuteurs, Jésus parle du Temple en construction depuis 46 ans... ce que d'éminents architectes et milliers d'ouvriers n'ont pas encore pu achever, lui, en 3 jours, prétent pouvoir l'achever !... Pour un miracle s'en eut été un, mais c'était un peu trop gros pour y croire !...

Bien que le mot grec6 que Jean utilise ici pour traduire le mot Temple (Naon naon.), désigne ce qui fait le cœur d'un temple et non l'ensemble des bâtiments (Ieron iJeron), les auditeurs-participants à ce message interprètent la parole de Jésus de façon très matérielle.

Ils sont aussi litéralistes que Nicodème, au chapitre suivant, lorsqu'il dit à Jésus : Comment un homme peut-il naître une fois vieux... il ne peut tout de même pas retourner dans le ventre de sa mère pour renaître (Jn 3.4).

Le miracle qu'annonçait Jésus, c'est celui de sa résurrection corporelle, 3 jours après que les Juifs étaient parvenus à le faire condamner à mort !

Si sous l'Ancienne Alliance, c'était en pénétrant dans le Temple que l'on entrait en présence de Dieu, sous la nouvelle Alliance, ce n'est pas un bâtiment qui nous introduit dans la présence de Dieu, mais Jésus-Christ fait homme, il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes: c'est Jésus-Christ homme (1 Tim 2.5).

La communion au Père passe par Jésus ; le rejeter c'est rejeter le Père qui l'a envoyé. Qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en Celui qui m'a envoyé, et celui qui me voit voit Celui qui m'a envoyé... Celui qui me rejette et ne reçoit pas mes paroles a son juge : la parole que j'ai dite le jugera au dernier jour (Jn 12.44-45 ; 48).

Après la résurrection de Jésus, les disciples comprirent donc et crurent à ce que Jésus avait dit.

Ce qui distingue cette foi profonde et véritable des disciples de la foi superficielle des pèlerins venus à Jérusalem pour célébrer la Pâque ; ce n'est pas l'enthousiasme ni la promptitude à tout comprendre des premiers, mais l'attachement qui était le leur à Jésus et à son enseignement qui fait la différence, et ce même s'ils ne comprenne pas tout de suite. Les seconds s'enflamment pour un rabbi faiseur de miracles, aux discours nouveau et étonnant, mais qui ne change pas leur cœur, seuls leurs sentiments sont émoustillés par l'ambiance.

La foi véritable, celle qui sauve et donne de vivre selon Dieu, s'enracine en Jésus et en sa Parole, même si on le comprend pas tout tout de suite...

3. Le sens du message de Jésus pour nous aujourd'hui

Et nous, et nous et nous dans tout cela ?...

a. Nul ne vient au Père que par Jésus

Suite à une étude de l'Evangile de Jean, quelqu'un venant de comprendre quel est l'enjeu de la foi au Christ et à sa Parole est venu me dire : mais alors, les Musulmans, les Juifs, les Témoins de Jéhova, les Animistes qui ne croient pas que Jésus est Dieu fait homme, venu pour sauver l'homme... leur foi ne les sauve pas ?!...

Pour beaucoup de nos contemporains, l'objet de la foi importe peu, il suffit de croire, peu importe à qui, à quoi, comment... tout le monde a la même bon Dieu entend-on souvent dire, au nom d'une grande tolérance comme on aime tant à clamer aujourd'hui...

Aux Juifs pieux venant d'exclure de la synagogue un aveugle de naissance guéri par Jésus un jour de Shabbat, Juifs qui refusaient de reconnaître en Jésus le Christ, Jésus disait : vous prétendez voir : aussi votre culpabilité reste entière (Jn 9.41).

A Thomas, Jésus disait : Je suis le chemin, la vérité et la vie, personne ne va au Père sans passer par moi (Jn 14.6).

Jésus, est-il bien l'objet central et unique de notre foi ?

Sa Parole, est-elle bien pour nous, entièrement digne de confiance comme elle l'était pour les disciples, même lorsqu'ils ne la comprenait pas tout de suite ?

Sommes-nous convaincus de l'importance de parler de Jésus aussi à ceux qui se réclament d'autres traditions religieuses ?

b. Le lieu de Culte sous la Nouvelle Alliance

Bien qu'aujourd'hui les cathédrales ou autres lieux de cultes aux formes architecturales bien caractéristiques ont leur raison d'être pratique et symbolique, n'oublions pas que le lieu où Dieu vient à notre rencontre ce n'est pas une bâtisse de pierres, mais en la personne de Jésus ... le mont Garizim n'est pas plus Le lieu du vrai culte que Jérusalem ni nos locaux de la rue Belliard plutôt qu'une salle municipale prêtée à une communauté SDF...

Cet aspect des choses a ses répercussions en matière d'utilisation des locaux qui le dimanche matin servent à l'enseignement biblique et la louange. Ainsi par exemple, une Eglise locale de la région parisienne, ayant des bâtiments proches d'un collège, aménageait sa salle de culte en salle de ping-pong et d'accueil pour les jeunes durant la semaine...

Les vrais adorateurs, du Père ne sont plus liés à un lieu spécifique, mais à Jésus qu'ils adorent par le Saint-Esprit. C'est ce que signifie l'expression adorer le Père par l'Esprit et en vérité Jésus étant La Vérité (Jn 4.23). Et cela ne se borne pas qu'au 1,2% du temps que nous passons chaque semaine ensemble, pour la plus part, le dimanche matin...

c. La salle de culte pas lieu sacré

Aussi, utiliser cette prédication prophétique de Jésus pour interdire sur ce principe la vente de quoi que ce soit dans le périmètre où l'on célèbre le culte dominical, mettre par exemple selon ce principe un stand de librairie ou de K7 dans une salle annexe, considérée en quelque sorte comme moins pure, ne me semble pas légitime. Jésus ne s'en prend pas aux acheteurs ici... Il fallait bien célébrer le culte, dépenser ses dîmes, donc pouvoir acheter...

Il ne condamne pas les services que l'on peut rendre à plusieurs en centralisant certaines choses, et épargnant à plusieurs des déplacements qu'ils ne feraient pas autrement.

En revanche, si nous avions tout autour de la salle de culte des stands où, comme au marché, chacun cherchait à vendre sa marchandise pieuse sachant que vous avez nécessairement une certaine somme à dépenser... cela ferait au moins désordre... et si en plus chacun cherchait à rouler l'autre pour gagner plus... cela ne rendrait pas gloire à Dieu, mais, dans un autre cadre, cela serait pareil !... Jésus condamne l'amour de l'argent, pas son usage juste...

Conclusion

Jésus connaît le fond de notre cœur sans qu'il faille lui faire de grands discours explicatifs...

Puisse justement notre cœur être ouvert à Son œuvre en nous. Puissions-nous sans mélange et avec joie lui être entièrement consacré, lui qui a donné sa vie pour nous afin de faire de nous un peuple qui lui appartienne, afin que nous célébrions la gloire de la grâce que le Père nous a accordé en son Fils Bien-Aimé (Ep 1.5), par nos chants, comme par toute notre vie, aussi cet été, là où nous serons...


1 Selon Flavius Josèphe (Ant XV), Hérode avait commencé la construction en 20-19 av. J.-C., -20 + 46 ans (en comptant l'an 0) = 27 ap. J.-C.

2 soit 5x la superficie de l'acropole d'Athènes, 9,5x celle de la basilique saint-Pierre

3 ss direction Michel QUESNEL & Philippe GRUSON, La Bible et sa Culture, Jésus et le Nouveau Testament, Paris, Desclée de Brouwer, [2000], p.29-30. Voir aussi ss direction A. GEORGE & P. GRELOT, Introduction à la Bible, Le Nouveau Testament, Au seuil de l'ère chrétienne, Paris, Desclée, [1976], p.87ss.

4 Alan MILLARS, Trésor des Temps évangéliques, p.82.

5 ss direction Michel QUESNEL & Philippe GRUSON, La Bible et sa Culture, Jésus et le Nouveau Testament, Paris, Desclée de Brouwer, [2000], p.29-30. Voir aussi ss direction A. GEORGE & P. GRELOT, Introduction à la Bible, Le Nouveau Testament, Au seuil de l'ère chrétienne, Paris, Desclée, [1976], p.87ss.

6 En grec il y a deux mots pour désigner un temple : l'un d'eux Ieron iJeron désigne largement les bâtiments, avec tout ce qui est attenants comme parvis et annexes, l'autre Naon naon. désigne le cœur du lieu de culte. Dans le grec classique,. Jésus utilise le second terme pour parler de son corps, Paul en fera de même lorsqu'il dira des chrétiens qu'ils sont le temple du saint-Esprit (1Co 3.16 ; 6.19).

1er juillet 2001
A.R.