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Donne-moi cette montagne ! Josué 14 :6-15 Introduction Voici un récit qui impressionne ! Nous avons là un jeune homme de 85 ans qui nous donne, quelque soit notre âge, une leçon magistrale d'esprit positif et de dynamisme. Là où il nous arrive, parfois, de reculer devant ce qui nous semble " une montagne ", nous découvrons quelqu'un qui en redemande : " Donne-moi cette montagne ! " Là où il nous arrive de faire d'une taupinière un obstacle insurmontable, voilà quelqu'un qui affronte, s'engage, va de l'avant... Mais qu'est-ce qui fait donc courir Caleb ? Quel est ce souffle qui l'anime ? Je vous rassure : je n'ai pas l'intention de vous demander, à chacun, de vous lancer tête baissée, dès la fin du culte, à l'assaut de toute difficulté que pouvez connaître. Les alpinistes le savent : la montagne, cela se respecte. Il y a place pour le respect devant certains obstacles. Jésus lui-même a invité à calculer la dépense avant de se lancer. Mais mesurer une difficulté ne veut pas dire reculer devant elle ! Là aussi se pose la question : Mais quel est ce souffle qui peut faire la différence ? Il y a là, assurément, des questions qui s'appliquent bien à une rentrée, où l'on se prépare à affronter ce qui est devant nous. Mais Caleb m'interroge encore d'un autre côté. Nous avons dit et rappelé que notre vocation en tant que peuple de Dieu était d'honorer Dieu, de l'élever, lui qui nous a tout donné. En quoi donc notre manière d'aborder la vie, de faire face aux choses, honore-t-elle ou non le Seigneur qui nous a tant donné ? Autre question... même si elle n'est pas forcément pour un champion ! Frères de foi Nous avons ici une discussion entre deux compagnons d'action : Josué et Caleb. Cette discussion les ramène 45 ans plus tôt. L'un et l'autre avaient alors 40 ans. Ils avaient été envoyés avec 10 autres représentants d'Israël, comme espions en Canaan, la terre promise par Dieu à son peuple. Leurs compagnons avaient découragé le peuple par un rapport qui soulignait tous les obstacles qu'il faudrait affronter. Seuls face à tous, Josué et Caleb avaient tenu un autre langage, celui de la confiance en Dieu, malgré les obstacles. Ils n'avaient pas pu empêcher Israël de s'enfermer dans la révolte. Elle avait coûté 38 ans d'errance dans le désert. Aucun membre de la génération qui avait refusé de croire n'était entré dans le pays de la promesse. Aucun... sauf Josué et Caleb. étape Maintenant, ils sont dans le pays. Une première étape de " guerre éclair " a permis les premières conquêtes. Josué a dirigé les opérations. Et Dieu l'a soutenu. Jusqu'ici tout le peuple était engagé ensemble, sous une direction unique. Mais après sept ans, il faut passer à une autre étape : celle où chacun s'installe, et où les conquêtes sont désormais à effectuer par chaque tribu, pour élargir et sécuriser son territoire. Chaque tribu a reçu une partie du pays en héritage. Mais cet héritage est encore largement à conquérir. Ils ont la carte qui leur dessine leur héritage... mais il leur appartient d'en prendre possession. Etape difficile. Car il s'agit de commencer à s'installer, mais de ne pas oublier ce qu'il reste à conquérir. Enfin, on peut se poser, après toutes ces années dans le désert, puis dans l'action. Mais il faudra, aussi, tout en s'installant, tout en commençant à " poser les valises ", garder bien en vue les objectifs, rester tendus vers leur réalisation. Et c'est l'affaire de chacun. Car c'est chaque tribu, chaque famille qui porte désormais la responsabilité des avancées ou, au contraire, du statu quo. responsabilité Intéressant... Chaque groupe, chaque famille doit apprendre un langage nouveau : " Le peuple de Dieu, c'est moi... c'est nous, dans le secteur qui est le nôtre ". Jusqu'ici, on pouvait peut-être diluer la responsabilité sur l'ensemble. Faire tout reposer sur les " ténors ", ceux qui, comme partout, sont sur les devants de la scène. Mais là, clairement, c'est différent. Simple question, pour nous, quand nous pensons à notre Eglise : pensons-nous " l'Eglise c'est eux ? " ou " l'Eglise c'est moi ? ". Cela fait une belle différence ! La prière de l'Eglise... : Est-ce est-ce " leur " prière, ou " leur " manque de prière ? ou est-ce " ma " prière ? Le témoignage de l'Eglise... Est-ce " leur " témoignage, ou leur manque de témoignage ? ou est-ce " mon " témoignage, " mes " relations avec ceux qui m'entourent ? Le dynamisme de l'Eglise... est-ce leur dynamisme, ou leur manque d'élan ? ou bien est-ce " mon " coeur à l'ouvrage, " ma " joie de servir le Seigneur, mes frères, et le monde... Il faut, bien sûr, garder le sens de la mesure : nul ne peut dire, " l'Eglise c'est moi " dans le sens où tout tiendrait ou tomberait sans nous. Heureusement, l'Eglise ne dépend pas d'une personne, mais du Seigneur, de son action, de ses promesses. Heureusement, aussi, Dieu nous y a donné des frères, des soeurs, différents de nous, et qui chacun prennent leur place avec ce qu'ils sont. Et il est bon de reconnaître combien sans eux, sans l'apport de chacun, nous n'irions pas bien loin. Caleb, ici, prend sa place au milieu de ses frères de Juda. Et Juda prend sa place au milieu des autres tribus d'Israël. A lui seul, il n'irait pas loin, aussi vaillant soit-il. Mais dans son domaine, il là où il se trouve, pour la part qui est la sienne, les avancées de son peuple vont dépendre de ses avancées à lui. Le moral, l'état d'esprit de son peuple peut dépendre de son état d'esprit. Le souffle de son peuple peut dépendre du souffle qu'il manifestera. Un bâtiment n'est pas plus haut que la somme de chaque pierre qui le compose. Ce que nous apportons, chacun, ce que nous sommes, ce que nous manifestons, a donc toute son importance. solidarité Voilà donc Josué et Caleb qui se retrouvent au moment du partage. Deux grandes figures pour le peuple d'Israël. Les deux rescapés du désert. Ils n'ont pas eu le même rôle : Josué a pris la succession de Moïse, Caleb a pris sa place parmi le peuple. 45 ans plus tôt, lors du retour de l'exploration, c'est Caleb qui avait tenu le rôle principal, et pris la parole devant tous. Josué s'était rallié à lui, de tout coeur certainement, mais c'est Caleb qui avait été l'homme de la situation. Il ne j oue pourtant pas en franc tireur. C'est avec ses frères de Juda, qu'il s'approche de Josué, dont il reconnaît la fonction. Une belle image de respect et de sens de la solidarité. Le dynamisme de Caleb s'inscrit dans le souci de l'ensemble du peuple de Dieu, et dans le respect de ses frères. Quelques décennies plus tard, on entendra un autre refrain. C'est celui du livre des Juges : " Chacun faisait ce qu'il lui semblait bon ". Chacun traçait sa route comme il l'entendait. Caleb, ici, a une autre attitude. Il garde le sens de la solidarité. Il veille à inscrire son action, ses projets, ses idées en cohérence avec l'ensemble, en restant membre du peuple de Dieu et agissant comme tel. Et c'est ainsi, parce qu'il reste solidaire, qu'il peut devenir quelqu'un qui encourage, qui devient un exemple, et permet d'entraîner d'autres dans son sillage pour le bien commun. Caleb garde le sens du bien commun. Il le manifestera plus tard, car Hébron la ville qu'il conquerra, deviendra une ville au service de tout Israël : elle sera l'une des " villes de refuge ", qui accueillera et protégera les auteurs d'homicides involontaires. De belles initiatives sont possibles, avec le sens du bien commun. C'est ce qu'illustre Caleb, dont la vaillance bénéficiera, ainsi, à tout son peuple. Il joue pleinement son rôle, en tant que ferment positif de vie et d'action au sein de la tribu à laquelle il appartient, en tant qu'homme du peuple de Dieu oeuvrant pour le bien commun à l'intérieur de ce peuple, en y prenant pleinement sa place, et en devenant ainsi " moteur ". Oh, puisse le Seigneur multiplier ces " Caleb " dans son Eglise, et encourager ceux - et celles - qui le sont déjà ! " Cette montagne ! " " Donne-moi cette montagne ! " demande Caleb à son ami Josué, penché avec lui sur la carte qu'ils ont dû établir. un enjeu stratégique " Cette montagne... " C'est celle que Caleb avait, en son temps, explorée. Abraham y avait séjourné six siècles auparavant : c'est là que Sara était morte. Il y avait là une ville, Kirjath-Arba, forte d'un solide passé (Nb 13 :22). C'était l'une des villes fortes du pays. La ville où, précisément, se trouvait plusieurs des fils d'Anak, ces " géants ", guerriers redoutables, qui avaient tant impressionné les compagnons de Caleb et de Josué lorsqu'ils avaient exploré le pays. Lorsque Caleb parle de " cette montagne ", il s'agit de leur bastion, de leurs villes fortifiées, et certainement des troupes d'élite rassemblées autour d'eux. L'endroit qui avait engendré les plus grandes peurs dans le coeur des 10 autres espions, puis du peuple tout entier. Mais aussi l'un des verrous essentiels de la conquête. Cela, Caleb l'avait bien compris. Après que Moïse lui ait promis qu'il ferait partie de ceux qui posséderaient le pays (14 :9), il y avait beaucoup réfléchi. Il semble qu'il se soit fortifié, pendant toutes ces années, dans la résolution de faire sauter ce verrou. L'obstacle était de taille. Mais les enjeux aussi. Et Caleb, fidèle à lui-même, a gardé sur son coeur le souci de cette montagne, de ce verrou, dont il savait mieux que personne l'importance et la difficulté. Etait-il un " rêveur ", un " visionnaire ", l'une de ces personnes qui " voient grand " pour l'oeuvre de Dieu, et savent entraîner d'autres dans leur vision ? C'est possible. Mais on peut aussi voir Caleb comme un homme lucide, au clair sur les enjeux, et déterminé à ce que l'oeuvre de Dieu se fasse. Un homme, aussi, qui avait tiré des leçons de l'histoire : il savait l'obstacle redoutable, et le peuple plus ou moins ferme dans ses dispositions. Il ne fallait surtout pas répéter l'histoire du recul devant ces " géants ". Caleb, donc, s'avance, prêt à s'engager lui-même, pour susciter autour de lui un élan de mobilisation. " Voir loin "... Caleb, en tout cas, a vu plus loin que la simple installation, au plus vite, dans le bon coin d'héritage qui lui était promis. Il ne s'est pas appuyé sur sa position d'ancien " pilier " de la foi, pour revendiquer, maintenant, le meilleur, le plus avantageux ou le plus immédiat. Il n'a pas dit : " Donne-moi telle place au soleil, déjà bien assurée, en vertu de mes bons et loyaux services d'autrefois. " Il a gardé en vue les enjeux essentiels, ce qui était bon, utile, et peut-être le plus nécessaire pour son peuple. Il a vu loin. Il a vu juste. Il a vu grand. Il s'est fixé sur les enjeux, sur ce qui était important. Et il a dit : " Donne-moi cette montagne ! " Nous avons besoin de cela, n'est-ce pas ! Attacher notre coeur, non pas au plus immédiat, mais au plus important. Attacher notre coeur, non pas au plus confortable pour nous, mais au plus utile - utile pour nous, pour d'autres, pour l'oeuvre de Dieu, pour tel contexte à prendre en compte. Attacher notre coeur, non pas au plus sécurisant, mais à ce qui fera avancer dans la bonne direction. Caleb est ici un modèle de vie. Un modèle de service, aussi. Un modèle de dispositions justes. " Donne-moi cette MONTAGNE ! " Ce n'est pas qu'il soit kamikaze, ou masochiste. Il ne demande pas la difficulté pour la difficulté. Mais c'est simplement que les chemins qui permettent d'avancer, de réaliser quelque chose, de faire ce qui est juste, passent par de telles " montagnes " qu'il faut franchir, ou même conquérir. Dieu n'a jamais promis que les chemins vers ce qui est bon seraient toujours des autoroutes ! Peut-être que certains d'entre nous le vivons, aujourd'hui. Nous avons à nous engager dans telle voie, que nous savons bonne. Elle nous paraît une montagne insurmontable. Ce que Caleb demande à Josué, nous pouvons le demander à Dieu, comme une prière : " Seigneur, donne-moi cette montagne ! " Ou comme le dit une autre prière que j'ai souvent faite mienne : " Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre ! " (Ps 61 :3). géants Sur la montagne de Caleb, il y avait des géants. Il les avait bien identifiés : il s'agissait des fils d'Anak. Il est utile, pour nous aussi, de bien identifier, certaines des réalités qui nous apparaissent comme des " géants " , qui peuvent nous décourager, ou nous faire reculer. Il y a le géant de l'échec. J'ai peur de ne pas y arriver. J'ai peur, ici ou là, de ne pas assurer. De ne pas être " au top ". Qu'on voie certaines de mes limites. Alors, je reste dans ce que je connais. Dans ce que je maîtrise. Je ne bouge pas, je ne change pas, même si je sais que je devrais le faire. Même si Dieu me promet de m'accompagner. C'est vrai, que parfois, se lancer c'est découvrir ses limites (à soi, aux autres). Mais c'est aussi apprendre. Et en apprenant, c'est grandir, être fortifié. Ce géant de l'échec fait partie de ceux qui doivent être affrontés si nous voulons grandir. Il y a, aussi, le géant de la paresse, de la peur de la difficulté. Souvent, nous reculons parce que nous refusons l'effort. Nous savons ce qui est juste, ce qui est bon, ce que Dieu peut-être nous demande. Mais nous savons aussi que cela coûte. Alors nous multiplions les excuses. Le plus souvent, nous ne disons pas " non "... nous disons simplement " plus tard ". Et de " plus tard " en " plus tard ", on refuse l'effort qui coûte... Et pourtant, il y en a de belles choses à découvrir lorsque l'on s'accroche.. pendant que l'on s'accroche.. après qu'on se soit accroché. Les victoires qui ont coûté sont souvent les plus belles. Chacun de nous l'a déjà vécu, dans un domaine ou l'autre de sa vie. Il est bon de s'en nourrir. Mais il faut dire, aussi, que parfois, l'heure n'est pas au lyrisme, mais à l'urgence : il faut se sortir de telle situation, de tel mauvaise passe, de telle mauvaise habitude, parce qu'elles sont mauvaises pour nous. Cela coûte, mais c'est ou bien s'enfoncer dans quelque chose de mauvais, ou bien s'en sortir. Le géant de l'effort, ici, doit être affronté si l'on veut s'en sortir. La contrepartie de la peur de l'effort, c'est de rester dans son problème. On le sait : certains secours d'urgence en demandent aussi au blessé... Autre géant : le géant du regard des autres. Essayer de faire quelque chose de neuf, frayer une voie nouvelle, c'est toujours rencontrer des personnes qui, d'une manière ou d'une autre, vont vous décourager, ou vous faire des remarques difficiles à assumer. " Cela ne marchera pas ! Tu te dépenses pour rien ! On a déjà essayé ! Untel l'a fait, et s'est cassé les dents " . Il faut apprendre, ici, comme Caleb, à fixer nos regards sur les objectifs, et à s'y tenir. Mais ce géant existe bel et bien. Et je pense que, dans l'Eglise, nous avons à y veiller : c'est toujours plus facile de voir tout ce qui ne va pas, ou risque de ne pas marcher, que de s'atteler à ce que l'on peut construire. Les remarques qui découragent viendront plus rapidement que celles qui encouragent. Et le NT nous invite à être, les uns pour les autres, de ceux qui " s'encouragent à faire ce qui est bien ". (Hb 10 :24-25). Un coeur entier... Caleb a su regarder plus loin que ces géants. Et s'il l'a fait, c'est en fixant son attention sur les promesses de Dieu. Sur ses ressources. Il est remarquable, ce Caleb. Pas la moindre présomption dans sa demande. Ce n'est pas : " Je suis le plus fort ! " Pas même : " Moi, je suis un homme de foi ! " Ecoutez-le : " Donne-moi cette montagne dont Dieu a parlé en ce temps-là... l'Eternel sera peut-être avec moi, et je chasserai ces géants, comme il l'a dit. " Caleb ne se sent pas spécialement une âme de tueur de géants. Mais il compte, humblement, sur le Seigneur pour cela. C'est le sens de son " peut-être " (14 :12). Pas un " peut-être " de doute. Mais d'humilité. Comme pour dire : " Ce n'est pas à cause de moi que le Seigneur devra agir... le Seigneur ne me doit rien ". Mais cette humilité est une humilité RESOLUE : Caleb s'appuie de tout son poids sur les promesses de Dieu . Comme il l'avait fait 45 ans plus tôt. Et il le fait, non pas dans une formule générale de confiance en Dieu: mais alors qu'il est lui-même concerné, et qu'il est au pied de cette montagne. La confiance en Dieu se traduit en acte. Le premier de ces actes est la demande. Elle sera suivie de l'action. Le récit tient à souligner, à honorer cette attitude. L'expression qui revient est belle : " Caleb a pleinement suivi la voie de Dieu . Elle est répétée trois fois (14 :8,9,14). Elle dit l'approbation de Dieu lui-même. Sur quoi porte cette approbation ? Est-ce une question d'obéissance ? Il a obéi jusqu'au bout à ce que Dieu demandait ? Le contexte indique une autre direction. Car c'est la confiance en Dieu qui est en cause. Caleb est approuvé pour sa confiance. Il est approuvé parce que, par son attitude, il a honoré le Seigneur. Faire confiance à quelqu'un, c'est l'honorer. C'est dire que nous croyons, vraiment, qu'il ou elle a les ressources de ce que nous lui demandons. Nous disons d'ailleurs parfois, en reconnaissance : " Merci de m'avoir honoré de ta confiance. " Je me demande si nous nous rendons compte qu'il en va de même à l'égard de Dieu. Lui faire confiance, c'est l'honorer. C'est lui dire, lui montrer, que nous avons une haute estime pour lui. Pour sa personne. Ses qualités. Faire confiance à Dieu, c'est aussi l'inviter à se manifester lui-même, à exprimer ce qu'il est, ce qu'il porte en lui, ce qu'il a sur le coeur de faire. Cela aussi, c'est l'honorer. Lui faire confiance, de manière active et engagée, c'est faire honneur à son amour pour nous, c'est lui dire : " Oui, je crois à cet amour, à cette fidélité ! ", et pace que j'y crois je suis prêt à avancer. faire confiance a Dieu, c'est l'honorer. C'est lui donner l'occasion de se manifester lui-même. C'est agir en donnant poids au fait qu'il a choisi d'être un Dieu avec nous, un Dieu " pour nous ", un Dieu au multiples ressources pour nous. Nous avons parlé, au début du culte, de notre désir d'élever le Seigneur. Nous avons rappelé que nous étions un peuple appelé à proclamer ses merveilles. Et si c'était, comme Caleb, par ce langage de la confiance donnée, que Dieu nous appelait, en cette cette année, à l'honorer, à l'élever ? Et si c'était, comme Caleb, par un entrain nouveau à avancer pour Dieu, et pour son oeuvre, que Dieu nous appelait, en cette année, à l'honorer, à l'élever ? Et si c'était, comme Caleb, par une détermination à faire face aux montagnes et aux géants, en comptant sur sa force, que Dieu nous appelait, en cette année, à l'honorer, à l'élever ? Et si c'était, comme Caleb, par la capacité à entreprendre du neuf, à frayer des voies que nous n'avons pas encore frayées, que Dieu nous appelait, en cette année, à l'honorer, à l'élever ? Caleb a " pleinement suivi " la voie de l'Eternel, le Dieu d'Israël. Sans présomption. Par une belle confiance. Serons-nous de ces " Caleb " ?
Thierry Huser 12 sept 2004 |