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Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir Ac 20.35 A 15 jours de Noël, il est d'actualité de parler de cadeaux et de générosité... Car si en Europe, il y a bien une marque commune à ces temps de fêtes c'est le sens du don, de la générosité et des vœux qui s'échangent... À côté des organisations caritatives, il y a le facteur et ses calendriers, sans oublier les pseudo-éboueurs...qui frappent aux portes parfois malheureusement pour extorquer des fonds, profitant de ce climat propice aux " dons ". Quelqu'un disait un jour " Si on éradiquait radicalement les cadeaux et les cartes de voeux, Noël deviendrait une espèce de scintillant carnaval païen qui nous distrairait agréablement des rigueurs de l'hiver " mais sans plus. Or il y a quelque chose de plus à Noël, même pour qui n'a pas la foi. Bien sûr, pour ce qui nous concerne, nous nous préparons à nous souvenir de Dieu qui a fait don de son Fils pour sauver l'humanité... mais le sens de la générosité divine dépasse ce cadre, en ce qu'elle nous appelle à notre tour à être de ceux qui sont enclins à l'ouverture, à la générosité et au don, à l'image de Dieu lui-même. Donner s'incère dans un cadre relationnel que l'on entretient par différentes sortes de " cadeaux " qui sont loin d'être essentiellement emballés dans du papier cadeau !... Cependant je remarque que l'on entend plus parler après les fêtes sur " ce qui a été a reçu " plutôt que sur " ce que l'on a eu la joie de donner " !... pourtant Jésus dit qu'" Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir " (Ac 20.35) ! N'est-ce pas paradoxale ?... Je vous invite à réfléchir à cette question de la générosité, à partir de cette citation que fait l'apôtre Paul d'un propos de Jésus, propos qui ne se trouve pas dans les Evangiles, propos qui ne se trouve que dans le passage que nous voulons lire : Actes 20.17-38 Il s'agit du discours d'adieu de Paul aux membres du conseil de l'Eglise d'Ephèse. Paul se dirige vers Jérusalem, il sait que ses jours sont comptés... sans doute les alluvions avaient bouché l'entrée du port d'Ephèse, c'est donc à Millet que cette réunion a eu lieu. J'aimerais ce matin que nous tirions quelques enseignements de l'exemple de générosité manifestée par l'Apôtre Paul, enseignements que chacun prolongera ces jours 1. Comment Paul a-t-il manifesté sa générosité à l'égard des gens d'Ephèse ? 1.1. Paul n'a pas été un assisté, mais a travaillé et a assisté d'autres... Quelque chose peut nous surprendre dans ce passage c'est le refus de Paul d'être salarié par les Ephésiens. v.33 Je n'ai désiré ni l'argent, ni l'or, ni les vêtements de personne. Regardez mes mains : ce sont elles, vous le savez bien, qui ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. Comme à Corinthe, Paul n'a pas voulu être financièrement dépendant de l'Eglise qu'il fondait (1 Co 9.12, 18). Ici précision est faite que non seulement il travaillait pour subvenir à ses besoins, mais son salaire servait en plus à couvrir les besoins de ses collaborateurs !... et pour venir en aide aux faibles. Une satisfaction certaine ressort de ce qu'il a pu subvenir lui-même à ses besoins et au-delà ! Cela dit, Paul n'a pas toujours renoncé à être soutenu financièrement : les Philippiens l'ont soutenu comme ministre itinérant à " plein temps " quand il travaillait à Corinthe (Act 18.4, 2 Co 11.7) et à Thessalonique (Ph 4.16). Comment comprendre alors que Paul était prêt à accepter l'argent d'autres Eglises, mais refusait en revanche le soutien de ceux auprès de qui il séjournait ? Certaines situations voudraient-elles que l'on refuse volontairement certains cadeaux qui en soit n'ont rien d'illégitime ? Il y avait pourtant des gens aisés, dans l'Eglise d'Ephèse... voyez le nombre de volume de livres de sorcellerie que plusieurs d'entre-eux avaient brûlé en se convertissant (150 années de travail d'un ouvrier de l'époque soi presque 2 millions d'euros !)... Timothée devra exhorte les Ephésiens à être Riche pour Dieu, il les encourage à la générosité plutôt qu'à vouloir s'enrichir toujours plus pour eux-mêmes... 1 Tim 6.10 Ceux qui veulent à tout prix s'enrichir s'expose eux-mêmes à la tentation et tombe dans le piège de nombreux désirs insensés et pernicieux... Car " l'amour de l'argent est racine de toutes sortes de maux " 1Tim 6.17 Recommande aux riches de se garder de toute arrogance... recommande-leur de faire le bien, d'être riches pour Dieu La raison de ce choix délibéré, n'est certainement pas une preuve d'orgueil ou de manque d'amour de l'apôtre envers les Ephésiens, mais le signe d'un souci légitime, celui d'éviter toute ambiguïté, en marquant la différence d'avec l'attitude ceux qui se prétendaient apôtres et qui ne l'étaient pas (2 Co 11.12). Ceux-là allaient de lieux en lieux pour raconter leurs sornettes en demandant des honoraires, se faisant rétribuer par ceux qui les recevaient, comme le faisaient les philosophes et autres maîtres itinérants d'alors. Dans la didachê (un texte non inspiré mais très ancien qui nous montre quelles étaient certaines pratiques de l'Église à ses débuts) se trouvent des recommandations pratiques au sujet de l'accueil des enseignants itinérants, et la manière de discerner s'ils étaient ou non de véritables docteurs. N'oublions pas qu'à l'époque de Paul, l'Eglise n'avait pas tout le NT bien relié comme nous aujourd'hui... En voici quelques extraits : le docteur est-il dévoyé, annonce-t-il une doctrine qui vise à votre ruine, ne l'écoutez pas. Parle-t-il au contraire pour augmenter la justice et la connaissance du Seigneur, recevez-le comme le Seigneur. A l'égard des apôtres et des prophètes, agissez selon le précepte de l'Évangile, comme suit. Que tout apôtre arrivant chez vous soit accueilli comme le Seigneur. Mais il ne restera qu'un jour, deux à la rigueur. S'il reste trois jours, c'est un faux prophète. À son départ, que l'apôtre ne reçoive rien, sinon le pain dont il a besoin pour sa route, S'il réclame de l'argent, c'est un faux prophète... Celui à qui l'inspiration fait dire : "donnez-moi de l'argent" où quelque autre bien, vous ne l'écouterez pas. Mais s'il demande pour d'autres que lui, qui sont dans le dénuement, nul ne doit le juger 1 S'il ne fait qu'une halte, secourez-le de votre mieux. Qu'il reste deux ou trois jours, s'il le faut. S'il désire s'établir chez vous, et s'il a un métier, qu'il travaille et se nourrisse. S'il n'a pas de métier, ayez la sagesse de ne pas laisser un chrétien vivre en oisif parmi vous. S'il s'obstine, c'est un trafiquant du Christ. Gardez-vous de telles gens. 2 C'est contre cet état d'esprit d'assisté, de gens qui " profitent " des autres ou du système que Paul s'élève. Reconnaissons-le, aujourd'hui encore certaines personnes se replient dans cette position d'assisté plutôt que de tout mettre en œuvre pour se donner les moyens d'aller vers les autres et de donner. Aussi, sur un autre plan, en cette période de fêtes de fin d'année, combien sont ceux qui s'aigrissent, et là je pense en particulier aux personnes seules ou vivant loin de leur famille, attendant des autres un geste de quasi-pitié envers eux, au lieu de se prendre en charge et de voir comment adopter une attitude dynamique plutôt que passive et attentiste... Si la santé le permet, il est toujours possible d'organiser des fêtes entre amis si c'est cela que l'on souhaite vivre, ou bien de prêter main-forte à des œuvres qui sont engagées dans des actions de solidarité par exemple ! " Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir " dit Jésus Vivre de l'assistanat des autres, n'est pas un mode de vie valorisant. Autant que la solidarité est nécessaire en cas de coups durs, ou de faille du système et tout système a ses failles, mais la vie " normale " de l'homme n'est pas celle qui la maintient dans une position d'assisté perpétuel. La vie normale c'est celle qui permet à l'homme de gagner son pain et avec ce qu'il a de pouvoir en secourir d'autres plutôt que d'être secouru... Dans son épître aux Ephésiens, Paul dit encore dans ce sens " Que le voleur cesse de dérober ; qu'il se donne plutôt de la peine et travaille honnêtement de ses mains pour qu'il ait de quoi secourir ceux qui sont dans le besoin (Eph 4.28). 1.2. Mais comment Paul a-t-il donné ? Puisque Jésus dit qu'il y a de la joie à donner, pourquoi nous priverions-nous de cette joie ?!... Cela dit, reconnaissons d'emblée que ce n'est pas forcément un sport facile que de donner... Paul a donné gratuitement son enseignement, pendant 3 ans aux jeunes croyants d'Ephèse. Pour rappel : le message de l'Evangile a dû arriver à Ephèse après la Pentecôte, avec le retour des pèlerins Juifs qui avaient entendu la prédication de Pierre à Jérusalem. Puis venant de Corinthe, Priscille et Aquila arrivèrent à Ephèse. Ils enseignèrent là en particulier un certain Apollos, de passage en provenance d'Egypte pour Corinthe. Il se trouvait aussi des disciples de Jean-Baptiste dans cette ville. C'est sur ce terrain ainsi ensemencé, que l'Eglise va croître, fortifiée par l'enseignement donné par l'apôtre Paul : 3 mois à la synagogue puis, dès lors que les propos méprisants des Juifs contre l'enseignement apostolique devinrent trop intolérables, 2 ans dans l'école de Tyranus, ce qui lui permis de sélectionner les disciples et d'enseigner plus sereinement ceux qui se réclamaient du Christ. C'est suite à l'épisode des fils de Scéva, de la conversion d'un certain nombre de sorciers et de la révolte de Démétrius chef du syndicat des bijoutiers de la ville, que l'apôtre quitta Ephèse. Paul n'a pas asservi les Ephésiens à sa personne, les dons qu'il leur a fait ne les ont pas rendus dépendants envers leur bienfaiteur, de telle sorte qu'une fois le bienfaiteur loin, tout ne s'écroula ! v. 26-28 c'est pourquoi je vous le déclare solennellement aujourd'hui : je suis dégagé de toute responsabilité à votre égard, car je vous ai annoncé tout le plan de Dieu, sans rien passer sous silence. Veillez donc sur vous-mêmes et sur le troupeau de l'Eglise que le saint-esprit a confié à votre garde. Comme de bons Bergers, prenez soi de l'Eglise de Dieu qu'il s'est acquise par son sacrifice. Paul a pris le soin de former par des cours collectifs et des visites personnalisées (Act 20.20, 31) ceux à qui il passe officiellement le flambeau, charge qui est à présent la leur sans que plane la moindre ombre d'un doute à ce sujet. En agissant ainsi, Paul montre qu'il n'a pas œuvré pour lui-même, pour " se faire un nom ", se rendre indispensable... L'Eglise se développera après lui encore... Ce qui fait sa grandeur c'est plutôt son humilité, celle de savoir qu'il peut s'effacer sans crainte, parce qu'il peut pleinement faire confiance à Dieu et à sa Parole (Act 20.32) pour garder les responsables de l'Eglise des loups... même s'il sait le collège d'anciens encore mal affermis, et manquant d'expérience après à peine 3 ans de conversions pour les chrétiens de plus longue date... C'est l'enseignement du Seigneur et non la personne de Paul qui importait ! Cela n'empêchera pas l'apôtre emprisonné à Rome de garder le contacte, d'être à l'affût des nouvelles venant de cette région... et de leur écrire pour les encourager, leur offrant ainsi l'occasion d'un peu de formation continue. Puis, une fois libéré, d'envoyer Timothée à leur rescousse pour fermer la bouche aux faux docteurs aux dents toujours plus longues et à l'infatigable ténacité. Nous savons qu'un certain Cérinthe vivait à Ephèse à l'époque où Jean résidait dans cette ville... et Jean n'avait pas de mots doux à son endroit... " Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir " c'est pourquoi Paul ne maintient pas l'Eglise d'Ephèse dans sa dépendance, il la veut responsable, pour lui donner à elle aussi la joie de " donner " comme Paul a eu la joie de donner. 1.3. Quel est le mobile de l'action de l'apôtre ? v.24 il a proclamé la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, conformément à l'appel qu'il avait reçu. Paul a dispensé une formation solide à ces chrétiens d'origine essentiellement païenne, sans qu'ils ne l'aient appelé. C'est Paul qui est venu vers ceux qu'il ne connaissait pas, les gens d'Ephèse n'avaient aucun mérite, mais Dieu voulait que beaucoup d'entre eux soient sauvés ! La consécration de l'apôtre à son Seigneur, son obéissance à l'Appel qu'il avait reçu de celui qui lui était apparu après être mort pour ses crimes, voilà ce qui l'avait conduit à passer 3 ans de sa vie dans cette grande ville païenne dédiée à Artémis, la Diane d'Ephèse. " Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir " aussi en matière de service et de ministère... fusse-t-il parsemé de résistances, de personnes lentes à comprendre ou fragiles ... 2. Quels enseignements tirer ? 2.1. Don gratuit mais pas pour ne rien, pas sans attente Si l'apôtre se donne ainsi au service des Ephésiens, ce n'est donc ni à cause de leurs mérites, ni pour s'enrichir, ni pour s'affirmer ou montrer qu'il surpassait de plusieurs têtes tous les autres disciples par l'excellence de ses capacités. Mais la générosité de Paul était-elle entièrement gratuite ?... Paul n'attendait-il vraiment rien en retour ? S'il endurait des peines jusqu'aux larmes (Act 20.19, 31) et acceptait volontairement une certaine précarité financière était-ce vraiment " pour rien " ?... cultivait-il l'indifférence ou était-ce simplement pour " être en règle avec Dieu ", et accomplir froidement son " devoir " d'esclave sous la férule d'un Maître tyrannique qui ne manquerait pas à lui demander des comptes ? Non ! Bien sûr que non ! Mais poussé par l'amour même de Dieu, Paul annonce la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu pour qu'elle soit reçue, pour que les chrétiens s'enracinent dans " la voie du Seigneur ", gardent le bon dépôt et fassent leur, cet évangile pour en vivre ! Là réside sa plus grande joie ! (Ph 4.1) Lorsque dans son grand amour pour le monde Dieu donna son Fils, ce n'est pas pour nous récompenser de bonnes notes que notre conduite méritait, ce n'est pas à cause de nos mérites... ce n'est pas non plus parce qu'il attendait la monnaie de la pièce... mais pour que nous acception volontairement son " cadeau gratuit " avec humilité et reconnaissance, acceptant ainsi d'entrer dans son Alliance. 2.2. Donner ; pourquoi donnons-nous ? Qu'attendons-nous en retour ? Si nous pensons aux " cadeaux de fin d'année ", mis à part les " cadeaux " que l'on se fait indirectement à soi-même, comme cette personne qui achète à son conjoint le livre qu'elle voulait lire depuis longtemps et qu'il rechigne à lui acheter..., ou ce père qui achète un train électrique à son tout petit, parce qu'il a toujours rêvé de pouvoir jouer aux trains électriques et n'a jamais reçu de ses parents que des " cadeaux utilitaires " quand il était petit : pourquoi donnons-nous ? Est-ce pour nourrir des liens d'amitiés, en veillant au bien de l'autre en cherchant à respecter ses goûts et ses limites, pour faire plaisir que cela soit par effet de surprise ou non, pour honorer, pour encourager, ou pour se donner bonne conscience, se faire plaisir, acheter l'affection de quelqu'un (je pense aux risques qu'encourent les parents qui n'ont qu'occasionnellement leurs enfants avec eux), l'étouffer par des attentions disproportionnées ou le manipuler (le propre du marketing) ou cherche-t-on à être une source de bénédiction à l'autre tout en lui préservant sa liberté et sa dignité de personne et non de " chose "... ? Le choix du cadeau ou d'un mot sur une carte, d'un coup de fil... tout cela n'est pas sans lien avec ces questions " pourquoi donner " & " qu'attendons-nous en retour " ?... 2.3. A qui donnons-nous ? Mais le " à qui " donner est encore plus déterminant ! De la relation qui nous lie à cette personne dépend l'intensité que l'on mettra où l'on ne mettra pas à la pratique de cet exercice. Être chrétien ne signifie pas mettre chacun sur un même plan, sans relief, en s'interdisant toute affinité, ou priorités familiales... Nous pourrions aussi appliquer ce questionnement aux offrandes que nous faisons pour l'œuvre de Dieu au près comme au loin. Pourquoi donnons-nous ? Qu'attendons-nous en retour ? Pour qui donnons-nous ?... Qu'est-ce qui nous stimule à donner ou décourage notre élan de générosité ? Le refrain d'un de nos cantiques dit " Comptes les bienfaits de Dieu, mets les tous devant tes yeux, tu verras en adorant, combien le nombre en est grand " (ATG 336). Mais souvenons-nous que le plus grand des cadeaux de Dieu, n'était pas emballé dans un délicat papier cadeau... le plus grand des cadeaux que Dieu nous a faits était emballé dans des langes... ! avec ce cadeau, Dieu s'est donné pour faire de nous son peuple... tisser des relations nouvelles et les nourrir... En retour, le plus précieux des cadeaux, c'est d'accueillir ce don de Dieu, de recevoir par la foi le Seigneur et avec lui entrer dans cette Alliance nouvelle qu'il a scellée pour nous à la croix. Il y a alors de la joie dans le ciel entier ! C'est une joie communicative ! Pour que la joie de donner soit complète, encore faut-il que le geste du donateur soit reçut et non rejeté !... Lorsqu'un cadeau n'est pas reçu, cela peut-être parfois signe de relations interpersonnelles altérées ou bien signe que l'on craint la mainmise de l'autre sur soi, ce qui n'est pas non plus signe de saines et confiantes relations, même si parfois il convient de renoncer à un cadeau qui pourrait être légitime, comme le fit l'apôtre Paul, pour éviter toute ambiguïté. Conclusion : La Joie comme source de stimulation " Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir "... puisse cette parole de Jésus nous stimuler à vivre cela en cette fin d'année, que l'on se sente seuls ou non, proche ou éloigné de sa famille ou de ses amis... Il en va d'une question d'état d'esprit et non de porte-monnaie, de largeur de cœur et non de m2 dans notre appartement, il en va de la " vie abondante " que nous avons reçus du Seigneur !... et cet état d'esprit ouvert et sensible aux relations avec les autres est une façon de vivre qui ne se déploie pas qu'en fin d'année... Puissions-nous cependant en ces temps de l'avent plus particulièrement cultiver cette inclinaison, chercher à manifester des marques d'attention et d'intérêt plutôt que d'en attendre passivement que d'autres viennent à soi... Donner c'est recevoir... Mais au-delà de la joie, que procure l'action de " donner ", une autre raison doit nous stimuler à donner, surtout lorsqu'on aime plutôt recevoir... c'est cette sorte de Loi de cause à effet... qui veut que : Semence parcimonieuse, maigre récolte. Semence généreuse, moisson abondante. Que chacun donne ce qu'il a décidé en son cœur, sans regret ni contrainte, Car Dieu aime celui qui donne avec joie.... Celui qui fournit la semence au semeur et lui donne le pain dont il se nourrit vous donnera aussi, avec largesse, toute la semence nécessaire et fera croître les fruits de votre générosité... (2Co 9.6-7 ; 10) Comme cette promesse n'épargne pas le travail d'intelligence de l'agriculteur, qui ne sème pas n'importe ou, n'importe quand, n'importe comment (il ne met pas tous ses sacs de semences dans un seul grand trou !)... cette promesse ne nous encourage pas à donner n'importe comment, à n'importe qui, parce qu'il " faut donner " et " donner le plus pour gagner le plus en retour le plus "... Elle confirme :" qu'Il y a vraiment beaucoup plus de joie à donner qu'à recevoir "... car c'est en donnant que l'on reçoit... Donner parce que nous avons tout reçu Puissions-nous être de ceux qui nous donnons et donnons avec joie et simplicité de cœur... parce que nous savons que nous sommes de ceux qui avons tout reçus et qui ne vivons plus pour nous-mêmes... mais pour Celui qui s'est donné pour que nous ayons la vie, et la vie en abondance... A RUOLT 1 La Didachê, 11.1-6, 10, 12. 2 La Didachê, 12.2-5. |