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Un vacancier rentre tout heureux chez lui Actes 8.26-40 Introduction Les traditions aoûtiennes étant ce qu'elles sont, et surtout bien ancrées à Paris, j'imagine qu'en ce dimanche c'est presque exclusivement à des vacanciers que je suis appelée à m'adresser !... Alors permettez-moi de vous parler d'un personnage qui est rentré chez lui tout heureux de ses "vacances", et cela bien avant que la loi sur les congés payés n'exista en France. Durant l'année, ce soudanais travaillait comme haut-fonctionnaire au ministère des finances de son pays,... Pour trouver son bonheur, il n'a pas lésiné sur les moyens.... il s'est rendu à l'étranger, parcourant au moins 1200 km avec une 2 ou 4 chevaux d'époque... Lisons ensemble ce récit, nouvelle exclusivité que nous rapporte Luc. Ac 8.26-40 Avant de nous attacher à ce qui est l'objet du bonheur du ministre des finances, regardons d'un peu plus prêt qui sont les deux personnages mis sous les feux des projecteurs par Lc. Le premier cité est Philippe. Que sait-on de lui ? Un des 7 élus à Jérusalem Philippe fait parti des 7 personnes élues par l'Eglise de Jérusalem, pour s'occuper des distributions auprès des veuves dans le besoin. Vous vous souvenez de cette tension qui était née tout au début de l'histoire de la communauté de Jérusalem. Les veuves de tradition grecque étaient défavorisées dans les distributions matérielles qui étaient faites par les apôtres, trop absorbés par d'autres responsabilités. L'église constituée de juifs ayant reconnu en Jésus le Christ, le Messie promis, suivant une coutume de la synagogue décidèrent de choisir 7 personnes et les chargèrent, en plus de ce qu'ils faisaient déjà, de cette tâche sociale. Certains appellent ces 7, les premiers diacres, bien que ce terme ne figure pas dans le texte biblique. Aucun titre ne leur est attribué. Il s'agissait d'étienne, de Philippe, de Prochore, de Nicanor, de Timon, de Parménas et de Nicolas (Ac 6.5). Ces noms ayant une consonance grecque, cela laisse à supposer qu'ils n'étaient pas du groupe des judaïsants, des juifs les plus fondamentalistes, mais appartenaient aux personnes plus influencées par la culture grecque. Un homme digne de confiance, rempli d'esprit et de sage Les 7 ont été choisi non en vertu de leur spontanéité à se proposer comme volontaire à la tâche, mais en vertu de qualités personnelles que l'Eglise leur reconnaissait. Pour cette responsabilité pratique, comme pour d'autres du reste dans l'Eglise, la bonne volonté de faire quelque chose et la disponibilité ne suffisent pas. Les qualités que devaient avoir ces 7 étaient : d'être dignes de confiance, rempli du Saint-Esprit et de sagesse. Voilà bien des qualités à cultiver par chacun d'entre nous aujourd'hui encore, indépendamment d'un quelconque titre que l'on peut avoir dans l'église !... mais voilà aussi des critères utiles à garder à l'esprit lorsque nous cherchons confier une responsabilité particulière à quelqu'un dans l'Eglise. Peut-on me faire confiance : suis-je quelqu'un qui tient parole, à l'Eglise comme à la maison ou au travail, quelqu'un qui n'est pas imprévisible, quelqu'un non pas qui sait tout, mais quelqu'un de sûr, aussi d'un point de vu de la doctrine. L'Esprit Saint est la marque de tous les membres de la famille de Dieu, mais on peut attrister le S-E en désobéissant de façon délibérée à la Parole de Dieu, en renonçant à cultiver une relation profonde avec le Seigneur, et son pendant en étant négligeant, voir consciemment défaillant en matière de communion fraternelle, de relations au sein de l'Eglise. Ces 2 premières qualités ne s'opposent pas à l'exercice de la sagesse ; cet art de vivre empreint de bon sens, d'à propos, de compétence qui s'acquiert et s'afine tout au long de la vie. Empruntant à Paul ses termes des pastorales, nous pouvons dire que Philippe était un homme inspirant le respect : un homme de parole, sans penchant pour la boisson ni pour le gain malhonnête. gardant avec une bonne conscience la vérité révélée de la foi. (1 Tim 3.8-10). Cela non pas parce que lui-même s'estimait digne de confiance, rempli de l'Esprit et sage, mais parce que l'Eglise avait su le tester et reconnaître en lui une personne solide, aux décisions orientées dans la bonne direction, aux services accomplis avec sérieux, application et compétence. Dans ce domaine, le test du comportement au sein de la famille est souvent très significatif. Nous ne savons pourtant rien de la vie de famille de Philippe. Philippe un évangéliste sachant expliquer les Ecritures Par contre, Luc nous apprend, que comme Etienne, Philippe était capable d'annoncer la bonne Nouvelle de l'Evangile et d'expliquer l'AT. C'est après la prédication et le martyr d'Etienne, que Philippe quitte Jérusalem pour la Samarie, ou il annonce l'Evangile. Des hommes et des femmes crurent à son message et furent baptisés (Ac 8.12-13). Comme quoi l'appel à parler de Jésus n'est pas forcement synonyme de grandes visions comme celle que Paul a eu sur le chemin de Damas et dont il sera question au ch suivant du livre des Actes... Ici, c'est la persécution qui conduit les premiers chrétiens hors de chez eux... Aujourd'hui c'est peut-être les vacances qui vous ont mené dans une autre contrée... Sans exacerber ceux avec qui vous aller faire connaissance, et sans nécessairement être évangélistes, pourquoi ne pas naturellement parler de ce qui vous est cher et qui oriente votre vie, tout en veillant a adopter un comportement naturel, inspirant la confiance et inspiré par la sagesse ? Dans le plan chronologique que suit Luc dans le livre des actes, l'épisode de l'eunuque éthiopien qui nous interesse ce matin, fait figure d'étape charnière : il se situe en effet juste après le témoignage à Jérusalem, en Judée et Samarie, et juste avant l'envoie de Pierre chez Corneille, avant l'ouverture directe de l'Evangile aux personnes d'origine non-juives, et n'ayant eu aucun contact particulier avec le culte juif. L'eunuque éthiopien Un haut-fonctionnaire L'autre personnage de notre récit, est un haut fonctionnaire, ayant charge d'administrer les biens de Candace, reine d'éthiopie. C'était en quelque sorte le ministre des finances de la reine des gens de Couch, dont le royaume s'étendait à l'époque le long du Nil entre Assouan (sud de l'égypte actuelle) et Khartoum, ce qui correspond en gros plutôt à l'actuel Soudan. Vraisemblablement un homme de couleur, grand de taille d'après ce que disent Jer et Es des Ethiopiens. Dans ce pays c'était la reine-mère qui gouvernait, parce que le fils royal était parait-il adoré comme un enfant du soleil, et de fait était placé au-dessus de toutes activités séculières... L'idéal des dieux païens était l'oisiveté et non le travaille ... contrairement à l'éternel qui dès les premiers chapitres de la Bible se révèle comme un Dieu Créateur, qui a du reste a continué à oeuvrer le 7è jour... souvenez-vous de la réponse de Jésus aux chefs des juifs le questionnant au sujet du sabbat... Mon Père est à l'oeuvre jusqu'à présent, et moi aussi je suis à l'oeuvre (Jn 5.17), Parce que gouverner un pays était une tâche considérée indigne d'un roi Soudanais, c'était à sa mère que revenait donc d'assumer cette responsabilité. Candace n'est pas le nom de la reine, mais le nom générique que l'on donnait aux reines de ce pays, comme on appelait Pharaon les rois d'égypte, ou César l'Empereur de Rome... Ce haut-fonctionnaire était donc un homme de confiance, une personne cultivée. Au-delà des lectures que lui imposait l'exercice de son métier, il aimait lire pour son plaisir, sa culture personnelle. Certes c'était un homme assez aisé, pour pouvoir s'acheter des livres... A l'époque ce n'était pas à la porté de tous ! En outre avoir un char à sa disposition avec son chauffeur et ses accompagnateurs en prime n'était pas le lot du commun des mortels. La démocratisation des transports ne touchait pas encore toutes les couches de la société, en tt cas rare étaient ce qui pouvaient bénéficier d'une voiture personnelle !... Un eunuque Pour éviter toute corruption du sang royal, les hommes travaillant pour la reine devait être castré. Ce métier exigeait donc du fonctionnaire d'accepter de ne jamais pouvoir avoir d'enfants. C'était le prix à payer pour accéder à cette fonction. Mais ce détail évoque bien autre chose pour les premiers lecteurs juifs qui lisaient ce récit. En effet, selon la loi de Moïse aucun eunuque ne pouvait être admis dans l'assemblée du peuple (Dt 23.1). Pourtant par la bouche du prophète Esaïe, Dieu avait déjà annoncé la fin d'une telle discrimination physique ; A ceux qui sont eunuques... et qui s'attacheront à mon alliance je leur réserverai dans Ma Maison et dans mes murs une stèle et un nom qui vaudront mieux pour eux que des fils et des filles ; je leur accorderai un nom impérissable qui ne sera jamais rayé (Es 56.4-5). Avec ce récit du livre des Actes, nous voyons comment s'est réalisée cette prophétie, en Jésus-Christ. Quelle merveilleuse promesse, aujourd'hui encore pour tous ceux qui n'ont pas d'enfants ! En choisissant de raconter l'histoire de cet homme, Luc rappelle à tous que Dieu accueille avec bienveillance tous ceux qui le cherchent, indépendamment de leur nationalité, indépendamment de certaines infirmités qui peut les atteindre... En pratiquant les oeuvres que Dieu a d'avance préparées pour nous, nous savons que notre vie sera fructueuse et à la gloire de notre Seigneur, même si la société aurait tendance à nous exclure, pour telle ou telle raison. Un adorateur de l'Eternel Bien que travaillant à la cour et au service d'un gouvernement païen, cet homme avait dû être touché par l'enseignement des juifs de la diaspora. Nous savons du reste qu'à l'époque ou Jésus vivait sur la terre, les Pharisiens étaient très zélés pour aller faire des prosélytes, ils parcouraient terre et mer dans ce but (Mt 23.15). Il y avait en fait 2 catégories de prosélytes : d'un côté les prosélytes de la justice, qui devaient se soumettre à toute la loi de Moïse. Pour être intégré dans la communauté juive, le postulant devait satisfaire à 3 obligations rituelles : la circoncision, accompagnée d'un bain rituel et d'un sacrifice au Temple. A un second niveau il y avait les prosélytes de la porte, (qui reste à la porte du temple), non soumis à la circoncision, seulement soumis aux obligations qu'imposait l'Alliance avec Noé, ce qui se résume essentiellement par l'interdiction de consommer du sang (Gn 9.4 ; Lv 17.10-11). Les prosélytes prenaient part aux fêtes juives, excepté le repas pascal s'ils n'étaient pas circoncis (Ac 2.11 ; Ex 12.48) A cause de son infirmité, ne pouvant être pleinement intégré au sein de l'assemblée de l'éternel (Dt 23.2), le ministre des finances a vraisemblablement dû se contenter d'un statut de prosélyte de seconde rang : prosélyte de la porte. Cette humiliation n'a pourtant rien ôté à son élan de foi. Il va à Jérusalem pour adorer l'Eternel, et chercher à mieux le connaître, Qu'importe qu'il doive se contenter de rester à la porte du Temple, c'est déjà un petit bonheur. Mais le vrai bonheur, ne va venir l'habiter qu'au moment ou il aura été saisi par celui qui est au coeur du message biblique. Sa soif de mieux connaître Dieu, le conduit chez le bouquiniste religieux de la place. Là il achète au moins un rouleau sur lequel avait été copié un texte de l'AT. était-ce une version hébraïque ou grecque du livre du prophète Esaïe ? Le texte ne nous le dit pas. En revanche on peut penser que ce ministre ne lisait pas dans sa langue maternelle!... Ce polyglotte ne reculait donc devant aucun effort pour parvenir à étancher sa soif profonde... Aujourd'hui, nous avons pour la plus part d'entre nous une Bible traduite dans notre langue maternelle, nous n'avons pas 1200km à faire pour aller acheter un tel ouvrage, pas besoin d'être ministre pour avoir la somme d'argent nécessaire pour l'acquerir. Nous n'avons pas non plus besoin de faire 1200 km pour aller à une étude biblique... Aujourd'hui tout cela est bien plus simple, mais qu'en est-il de notre soif de mieux connaître notre Seigneur pour mieux le servir ? En disant cela je ne pense pas qu'au pourcentage de personnes fréquentant les lieux d'études de la Bible... J'ai eu l'occasion d'assurer régulièrement une présence dans une librairie évangélique en Alsace, je peux vous assurer que les commentaires bibliques ne se vendaient pas... peut-être qu'en île de France ou chez vous il en est autrement, votre bibliothèque sait de quoi il en revient. Je me suis souvent entendu dire que les livres sont coûteux... certes nous ne sommes pas tous des ministres de finances avec des cagnottes débordantes... mais j'ai constaté que les CD, les K7 vidéo comme les billets de spectacles ne sont pas donnés non plus !... Tout n'est-il pas plutôt une question de priorité ? Pour quoi sommes-nous prêts à mettre le prix, à quoi à sommes-nous prêts à consacrer du temps ? C'est vrai que le temps nous manque... bcp d'entre nous sommes très chargés et il y a des limites à ne pas dépasser... pourtant... J'entendais l'autre jour à la radio un passionné de Scrabble expliquant qu'il passait bien du temps dans les dictionnaires... apprenant de longues listes de mots comptant doubles... par simple passion du scrabble... Pour assouvir sa passion, et bien figurer au championnat de France, rien n'était trop fastidieux... Parce qu'il était passionné de l'éternel, le ministre des finances de Candace est allé à Jérusalem pour chercher à y cultiver la communion au Dieu vivant. L'objet de la joie du ministre L'objet de la joie du ministre née d'une rencontre, aboutissement d'une progression en 3 étapes que j'appellerais : lecture, compréhension et application de la Parole de Dieu. Lire la Bible Tant pis pour la splendeur du paysage désertique, c'est tout en roulant que le ministre lit. Il lit à haute voix comme c'était l'habitude en ce temps-là. Surtout ne lisez pas en roulant... sauf si vous avez en chauffeur comme le ministre (!) ou que vous voyagez en train. Par contre, pourquoi ne pas profiter de longs trajets en voiture pour écouter quelques K7 édifiantes ? Cet homme lit, mais pas pour tuer le temps... il lit pour être instruit, c'est pourquoi nous le voyons chercher à comprendre ce que l'auteur a voulu dire, et ce n'est pas si simple que cela... A l'IB Emmaüs, j'avais demandé aux étudiants, comme devoir de validation du cours sur le livre de prophète Esaïe de faire un travail écrit sur ce 4° chant du serviteur que lit notre haut-fonctionnaire. La première réaction de plusieurs était de dire, ah! c'est facile, voilà un texte connu... puis en s'attelant au travail, beaucoup découvraient un texte moins facile que prévu, mais bien plus enrichissant qu'ils ne l'avaient imaginé jusque là. Ne serait-ce pas parfois une fausse compréhension de l'oeuvre de l'Esprit Saint en nous, qui conduit certains à croire aujourd'hui que tout coule de source comme par enchantement lorsque l'on ouvre la Bible... Tout est simple et directement accessible, sans aucun effort dès lors que nous sommes chrétiens... ai-je parfois entendu du dire. Osez après cela encore avouer que jusque là vous ne comprenez pas encore tt !!! Osez après cela encore poser une seule question... Pourtant, affirmer que tt est si simple, n'est-ce pas faire Dieu menteur ? En effet, par la plume de Pierre le Seigneur affirme sans détours qu'il se trouve des passages difficiles à comprendre dans la Bible, en particulier chez l'apôtre Paul (2 P 3.16) ! Il y a bien heureusement des choses simples dans la Bible, Paul comme Pierre parlent du lait spirituel, mais il y a aussi de la nourriture plus solide, destinée à des personnes plus instruites et affermies dans la foi (1 Co 3.2 ; Hb 5.12-13 ; 1 P 2.2). Tout n'est donc pas si simple que cela, il n'y a pas de honte à avoir à poser des questions lorsque l'on cherche sincèrement à comprendre ce que Dieu révèle dans sa parole. Mais l'on peut aussi légitimement s'interroger aujourd'hui : ne serait-ce pas une trop grande familiarité vis-à-vis de la Bible voir de Dieu lui-même... qui fait que si souvent la Bible est lue, sans que le lecteur ne cherche vraiment à la comprendre. On risque alors de la lire très superficiellement, pour y pécher ce qui fait écho en nous, ce qui résonne... nous devenons alors le centre reléguant par là la Parole de Dieu et le Seigneur lui-même qui en est l'auteur, au rang de prétexte... Le dignitaire éthiopien aborde lui de façon très honnête le texte qu'il a entre les mains ... il pose la bonne question... de qui veut parler le prophète ? Qui parle dans ce texte, comment, à qui, de qui, où, quant, pourquoi ?... se sont là 7 questions importantes à poser au texte biblique que nous lisons, avant de chercher à formuler une application personnelle qui soit en rapport avec l'enseignement du passage lu. Ce n'est pas manquer de foi, ou être moins spirituel que de faire travailler le cerveau que Dieu a créé pour entr'autre nous permettre d'entrer dans une connaissance tjs plus intime de sa parole par laquelle il a choisi de se révéler à nous. Lire attentivement en formulant les bonnes questions est la première démarche d'une lecture fructueuse, mais il ne faut pas en rester aux questions, encore faut-il faut trouver les réponses, et les réponses justes aux questions ! Comprendre la Bible v. 34 Explique-moi s'il te plaît : de qui est-il question ? Est-ce de lui-même que le prophète parle, ou de quelqu'un d'autre ? Le haut-fonctionnaire ne se culpabilise pas de ne pas tout savoir, et tout savoir tout de suite et tout seul... mais il cherche ... c'est pourquoi il n'éprouve aucune honte à solliciter l'aide de Philippe, qui du reste lui tend la perche. Mais outre d'interpeller Philippe que Dieu lui envoie, il va l'écouter attentivement... Pourquoi se débattre tt seul alors que Dieu voudrait nous faire profiter des réponses que d'autres ont déjà formulées, après s'être posé les mêmes questions que nous !... L'étude biblique de Philippe, n'a pas été consignée par Luc, mais le v.35 nous dit que partant de ce texte, Philippe lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Nous pouvons bien imaginer quelle fut la substance de l'enseignement qu'il a su tirer de l'AT au sujet de Jésus et son oeuvre de salut. N'oublions pas qu'à l'époque le NT n'existait pas encore comme nous le possédons aujourd'hui dans notre bible ! Dim passé, M Sporher a tiré du Pentateuque toutes sortes d'enseignements annonçant la venue et l'oeuvre de Jésus. Les prophètes l'ont annoncé encore plus directement... Ici, c'est de façon typologique qu'Esaïe annonce la mort volontaire de Jésus à la croix. C'est ce que Philippe a du lui expliquer. Jésus est le Messie promis, qui est né à Bethléhem comme Michée l'avait dit... le but de la venue sur terre, était d'être percé pour nos péchés, d'être brisé pour nos fautes. Le châtiment qui nous donne la paix et nous donne d'être quitte avec Dieu, est retombé sur lui... l'Eternel a fait retomber sur lui, les fautes de nous tous... Une fois pour toutes. Le symbole qu'est le baptême est le teacute;moignage de cette purification qu'opère le sacrifice de Jésus et l'engagement d'une conscience pure du croyant envers Dieu (1 P 3.21) Ce sacrifice parfait rend caduc tous les autres (Hb 10.18), il inaugure des temps nouveaux où en Jésus l'éternel scelle une Alliance Nouvelle avec ceux qui se tournent par la foi vers lui. Dès lors plus besoin de venir adorer à Jérusalem. Le voile est déchiré, tout croyant a maintenant libre accès auprès de Dieu. Et même plus, par le don du Saint-Esprit, Dieu entre dans la vie du croyant faisant de lui son Temple (1 Co 3.16), et ce indépendamment de sa nationalité, de son ethnie, de sa condition sociale, de son sexe, de ses infirmités... Dieu fait de ceux qu'il adopte ainsi, une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple libéré pour qu'ils célèbrent ses œuvres merveilleuses, adorant non plus à Jérusalem, ni au mont Garizim... mais adorant le Seigneur en Esprit et en Vérité (1 P 2.9, Jn 4.23). Pour ce faire, seule la foi au Christ mort et ressuscité importe. C'est de lui dont parlait Esaïe... Appliquer Quel extraordinaire message pour cet homme qui n'avait pas trouvé le complet bonheur à Jérusalem... Je peux fort bien m'imaginer qu'il buvait les paroles de Philippe comme du petit lait. Lui, l'étranger, le rejeté en mal d'espérance, entendait qu'il pouvait maintenant par la foi en Jésus devenir fils du seul vrai Dieu, vivre le coeur en paix, une vie fructueuse car orientée dans la bonne direction, en attendant le retour de son Sauveur et Seigneur. Mais lire et comprendre cela ne suffit pas encore... comme lire une recette de cuisine et se faire cuisiner le plat le plus extraordinaire par le plus fabuleux cuisinier ne suffisent pas encore à nourrir la personne la plus affamée... pour être rassasié, il faut passer à table et manger ! Lire, et comprendre l'enseignement biblique sont deux choses capitales, mais insuffisantes si l'on en reste là. Encore s'agit-il de mettre l'enseignement compris, en pratique. C'est ce que fait notre ministre du jour ... mais sa question au v. 36 demeure néanmoins significative d'un homme jusque là bannit, qui à force d'endurer l'humiliation du rejet n'en crois pas ses oreilles : qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? Jusque là une raison physique l'empêchait irrémédiablement d'être pleinement intégré au sein de la communauté juive... maintenant plus rien ne l'empêche d'être membre du peuple de Dieu, d'être pleinement intégrée à l'Eglise de Jésus-Christ... Tous les obstacles ayant été levé à Golgotha, il peut sincèrement rendre témoignage de cette oeuvre de Jésus en lui, en passant par les eaux du baptême, lui à qui le le Saint-Esprit a aussi été donné, Le ministre lit, comprend et met la parole qu'il a comprise en pratique tout en s'assurant qu'il avait bien compris... Puisions-nous être aussi zélé que lui à chercher la communion au vrai Dieu, aussi vif d'esprit que lui pour comprendre sa Parole et aussi prompt que lui à obéir à ce que nous comprenons ! Conclusion Sa mission accomplie, Philippe disparaît, et le ministre poursuit sa route le coeur rempli de joie. Il avait été trouvé par Jésus qu'avait envoyé Celui qu'il était allé adorer à Jérusalem et dont parlait les Ecritures. Il reprennait la route comblé au-de-là de ce qu'il n'avait jamais osé imaginer. Cette histoire illustre avec brio cette parole de Jésus que rapporte Jean : Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne repousserai pas celui qui vient à moi (Jn 6.37). Dieu sait agencer les circonstances de façon à ce que celui qui le cherche d'un coeur sincère le trouve ; et c'est dans sa parole que Dieu se révèle. Ici, il n'a pas lésiné sur les moyens mettant en action : un ange qui interpelle Philippe, conduisant l'achat du parchemin et pas n'importe lequel, jusqu'à conduire la chronologie des rencontres, et placer au bon moment sur son chemin l'eau pour le baptême ... Mais tout cela eut été vain, si Dieu n'avait pas souverainement et librement décidé de se révéler, de se faire connaître en confiant à ses porte-paroles son message. Tout cela eut été insuffisant si Jésus n'était pas venu nous parler, mais aussi tout accomplir pour faire de nous des hommes et des femmes nouveaux ! Tout cela eut été incomplet si le S-E navait pas été répandu dans le coeur des croyants, pour les conduire à Jésus, comprendre son œuvre et sa Parole, mais aussi vivre selon les Ecritures. C'est encore par le moyen de Sa Parole que Dieu se révèle et nous parle aujourd'hui. Que ce temps d'été soit pour chacun d'entre nous, un temps au sortir duquel nous pourrons continuer notre route tout joyeux, à cause de Jésus qui nous a rencontrés, nous a parlé et dont rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de son amour (Rm 8.39). Que la joie du Seigneur soit votre force (Neh 8.10). Prière Seigneur notre Dieu notre père, Merci de ce que tu ne nous repousses personne qui vient à toi humblement, pour t'écouter et se laisser instruire par toi. Toi qui lis dans le secret de notre coeur, veuillent accorder à chacun d'entre-nous de pouvoir se décharger auprès de toi, de trouver le pardon et le repos dont il a besoin en ce début de nouvelle semaine. Nous venons ce matin auprès de toi Jésus, toi le pain de vie qui a volontairement accepté de se soumettre à la volonté du Père, jusquà la mort sur la croix, que par ta parole, tu nous rassasies, tu étanches notre soif de vérité, de justice, de sagesse... de bénédiction qui vient de toi... Réjoui et edifie ceux des notres qui sont en vacances et visient d'autres communautés. Qu'ils soient aussi un sujet de joie pour ceux qui les reçoive. Que ce dernier jour au Nid Fleury soit aussi encore un temps fort pour chacun de ceux qui particippent au camp famille. Continue à faire fructifier ce qui a été apporté de ta part pendant les différentes colonies et camps de jeunes qui ont déjà eu lieu cet été. Que les malades, les isolés mais aussi ceux qui se tiennent à l'écart de la communion fraternelle pour des peines que tu connais, puissent aussi trouver maintenant, en ta présence, une oreille attentive à leur prière, que ta parole fortifie leur foi, et ravive leur espérance. Accorde à ceux qui ont des responsabilités importantes dans notre pays, le vouloir d'agir de façon intègre et juste. Qu'en particulier ceux qui te connaissent trouvent auprès de toi des directives claires, mais aussi la fermeté pour conseiller et influencer de façon heureuse ceux qui ont chargent de gouvernement. Nous te prions d'accorder une mesure toute particulière de ta grâce et de ta sagesse à ceux de nos frères et soeurs que l'on fait souffrir à cause de leur foi, mais aussi à ceux qui sont dans la détresse, à cause des conflits qui perdurent dans leur pays. Toi qui es souverain, veuille conduire les circonstances afin qu'en dépit des difficultés, ils trouvent en toi du repos, et auprès de ceux que tu veux envoyer auprès d'eux le soulagement et l'aide qui leur permettra de tenir debout et de vivre dignement en t'honnorant. Nous te recommandons aussi tous ceux qui ont charge de proclamer ton nom, afin que tu gardes chacun fidèle à ta parole. Renouvelle en particulier les missionnaires de la MB actuellement en congé. Réjoui ceux qui sont à leur poste, en accordant à chacun ta paix devant les questions et les tensions qu'ils peuvent redouter, en particulier en CI ces temps. Merci pour ce privilège que tu nous donnes de nous savoir unis en toi, avec chacun d'eux. Dispose à présent notre coeur à l'écoute de ta voix. Nous voulons nous laisser instruire par toi, mais aussi en nous rappelant tout ce que tu es et tu fais, te louer pour tant de bienveillance et d'attention à notre endroit. A toi qui es là, présent parmi nous, soient louange, honneur et gloire. Amen A.R. |