
Penser et vivre ses vacances autrement !
Introduction
Ca y est l'école est finie !...
Fêtes de clôtures à l'Institut Biblique de Nogent et Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine hier, à l'école du dimanche aujourd'hui, le groupe de jeunes quant à lui a fini l'année au Nid Fleuri...
Le moment tant attendu des VACANCES est enfin là !
Après le stress des dernières semaines, on va enfin pouvoir souffler un peu... changer de rythme de vie, de cadre relationnel voir géographique...Et même pour ceux qui ne prennent pas leurs congés en juillet, l'absence de certains collègues fait que quelque chose change dans les entreprises...même si l'on oublie parfois un peu vite que les congés payés n'ont pas 70 ans en France (la loi date de 1936), et qu'on ignore bien volontiers qu'au Canada par exemple, il n'y a que 15 jours ouvrables de congés par an !...
Mais au fait, les " vacances " sont-elles " bibliques " ? N'est-ce pas perdre son temps que de cesser de travailler, n'est-ce pas de la paresse, une perte notoire de " rentabilité " ?...
Si la Bible dit que l'activité est le bien le plus précieux de l'homme (Pv 12.27.b), elle ne dit cependant pas que l'inactivité est le bien le plus précieux du paresseux ! Ce qui caractérise plutôt le paresseux dans la Bible c'est qu'il entrave l'action en la retardant ou en ne l'achevant pas ; " le paresseux ne fait pas rôtir son gibier " (Pv 12.27a) il dit " il y a un lion dehors, je risque d'être déchiré en pleine rue ", mais ne fait rien ! (Pv 22.13).
Dans la Bible, Dieu institue des temps de cessation du travail. Le rythme jour/nuit, ou celui des saisons, montre que l'activité n'est pas uniformément répartie 24h sur 24, 365 jours 1/4 sur 365 jours 1/4 !!! Mais il y avait aussi des " repos liturgiques " prescrits par la Loi, l'année sabbatique tous les 7 ans (Lv 25), le jubilé tous les 50 ans...
Parmi les textes qui parlent de cesser de travailler, je vous propose de lire avec moi ce matin ce qu'en dit le Décalogue : Ex 20.8-11. Notez bien qu'il ne s'agit pas de " vacances " d'absence, de vide, ni de congés maladie ou de chômage... mais de cesser volontairement le travail habituel pour le remplacer par autre chose après avoir travaillé...
1. Le repos et le travail dans notre société
1.1. Vacances un but en soi ?
J'ai envie de dire qu'aujourd'hui pour beaucoup de nos contemporains, cesser de travailler est plus qu'un simple " droit ", c'est devenu une fin en soi, une raison de vivre... le lundi on soupir espérant voir vite arriver le vendredi... Le discours ambiant valorise les 35h, les " RTT ", la retraite anticipée... et on n'hésite pas à déprécier ceux qui aiment leur travail n'en faisant pas que le strict minimum ! " Les fous du boulot ne font pas de vieux os "... dit la chanson !
Et même sans argent, il faut partir en vacances, revenir " bronzé " sans quoi vous ferez pâle figure (c'est le cas de la dire !) auprès de vos collègues à la reprise !
Un site internet au nom significatif ; Les magiciens du voyage dit : Partez en vacances ! Et payez en 4 fois ! Ce qui correspond bien à ce qu'avec d'autres voyageurs, j'entendais l'autre jour dans le RER. Deux retraités discutaient à haute et intelligible voix : " de notre temps, on économisait l'année durant pour pouvoir partir en vacances, et nous faisions avec ce que l'on avait... aujourd'hui les jeunes s'endettent pour partir en vacances, puis travaillent toute l'année pour rembourser leurs dettes... "
Si par le passé, en parlant du sabbat, on insistait pour dire que " le travail n'est pas tout ", aujourd'hui il faudrait rappeler que " le repos n'est pas tout " et pas à n'importe quel prix !!!
1.2. Le vrai sens du travail
Une première remarque s'impose à nous ; avant de définir le repos, il faut avoir une juste approche du travail !
étymologiquement, savez-vous sur quoi a été forgé le mot " travail " ?
Sur le mot latin " tripalium ". Et savez-vous ce qu'était un " tripalium " ?C'était un instrument de torture !
C'est bien là l'idée que se font plusieurs, le travail c'est la torture, c'est une des multiples conséquences de la chute... Et bien non ! le travail n'est pas une conséquence de la chute ! Dans la Bible, le Dieu Créateur confie à l'homme la mission, la vocation de mettre en valeur le jardin, de donner des noms aux animaux.... Notez que ce Métier (d'ou me mot ministère est tiré) n'a rien de cultuel au sens actuel du terme " ministre du culte " aujourd'hui !...
Ce sont dans les mythologies païennes, où l'on représente le paradis comme le lieu ou les dieux évoluent sans travailler...Remarquez que souvent, ils passent le plus clair de leur temps à se quereller et à avoir toutes sortes d'aventures le plus souvent " extra-conjugale "...
Il n'en est pas du tout ainsi du Dieu de la Bible, le Dieu Créateur, le Dieu Saint...
C'est parce que nous sommes créés en l'image d'un Dieu Créateur, qu'à sa suite nous sommes invités à mettre en valeur ce qu'il nous lègue, pour sa joie, mais aussi pour la nôtre et celle des autres ! Satisfaction de nous nourrir et de nourrir notre famille, privilège de vivre en sécurité dans un environnement ordonné, de bâtir des projets etc... mais aussi joie de produire, grâce de pouvoir apporter notre contribution au développement de notre société, bonheur d'enrichir d'autres par la transmission de notre expérience, de notre savoir... que ce travail soit salarié ou non... L'on comprend d'autant mieux la souffrance qu'est le chômage, pour quelqu'un qui a une approche saine du travail, passer le cap de la retraite si l'on ne s'y est pas préparé, peut être très lourd pour soi comme pour l'entourage !
à cause du péché, ce sont d'une part les conditions de travail qui en ont " pris un coup " (tensions entre personnes, jalousie, harcèlement, déshumanisation, cadences impossibles...), d'autre part la terre elle-même en a " pris un coup ", opposant à l'homme des résistances que l'on ne connaissait pas avant la chute.
Sur la nouvelle terre, il en sera autrement, nous travaillerons toujours, mais nous ne serons plus gênés par cette résistance-là ni par les disharmonies relationnelles entre les hommes... Mais en attendant, il nous faut vivre sur cette vieille terre ! Alors, pourquoi ne pas prendre un peu de recul cet été pour réfléchir à la valeur et au sens du travail ; le nôtre, mais aussi celui de nos proches, de nos collègues, de ceux desquels nous bénéficions des services...comment valoriser ce qui est bon sur cette vieille terre, comment coopérer constructivement aux relations au travail, à mener à bien le travail confié, former les plus jeunes accueillir les nouveaux... que ces activités soient rétribuées ou non ...
1.3. Le sens du repos aujourd'hui
Mais venons-en au repos : si l'on faisait un " micro-trottoir ", demandant aux passants à quoi ils associent le mot vacances, je suis sûr que l'on trouverait sans doute entr'autre les mots suivants : " soleil ", " pieds en éventail ", " s'éclater ", " dormir ", " sexe ", " voyages sur une île paradisiaque ", " liberté de faire tout ce dont on a rêvé durant l'année "... Les vacances c'est enfin l'occasion de " SE réalise ", en " S'évadant " des contraintes sociales ; du patron, des profs et même du compte en banque... ou presque ! le banquier lui ne dort pas il garde toujours un œil ouvert sur le solde de votre compte !
Notons cependant que le concept de " vacances utiles " ; humanitaire, sportive, où culturelle gagne du terrain, question de ne pas " bronzer trop idiot "... Mais saviez-vous que les monastères et autres lieux de ressourcement souvent dans la solitude et le silence sont de plus en plus prisés ?
2. Les vacances, selon la Bible
2.1." Investir " pour un changement de cadre, est-ce biblique ?
Mais est-il biblique d'investir dans un changement de cadre ?
Saviez-vous que la Loi de Moïse prescrivait de faire des économies pour fêter ? En effet, sur les 3 dîmes prescrites dans l'AT, seule une était réservée à l'entretien du Temple et au soutien des prêtres (No 18.20ss, Lv 27.30ss), les deux autres étaient destinées à faire des économies pour fêter, en famille, le souvenir de l'œuvre accomplie par le Dieu qui crée, sauve et donne à l'homme les forces et l'intelligence de gagner son pain ! On faisait des économies durant l'année pour aller à Jérusalem ou se trouvait le Temple. Ceux qui étaient trop pauvres restaient chez eux mais fêtaient tous les trois ans au village !
Pas de dette mais des économies... Il est intéressant de se souvenir ici que la première référence à quelque chose qui se rapproche du jour chômé chez les Juifs se rapporte à la récolte de la Manne dans le désert... le 6e jour on récoltait pour 2 jours ! On faisait des économies...sans avoir à s'endetter !
Pour plaire à Dieu, il n'y avait donc pas lieu d'offrir toutes ses économies aux pauvres, mais de mettre de côté de quoi pouvoir monter à Jérusalem pour fêter et se ressourcer dans la présence du Dieu généreux qui avait donné durant l'année les forces et l'intelligence pour le travail et fait germé les semences... (Dt. 14.22-29).
En matière de dépaysement, la fête des cabanes (Lv 23.42) était une occasion de vivre comme en faisant du camping ! Pour les enfants pouvoir faire des cabanes avec les parents devait être très plaisant ! Mais le sens que revêtait la construction de ces tentes était le souvenir du nomadisme au désert, c'était une catéchèse " en mouvement ", " une pédagogie imprégnée de toucher et de vécu " soutenant l'enseignement verbal mais non sans lui !
2.2. Pourquoi les sabbats ?
Saviez-vous que des archéologues ont retrouvé des tablettes babyloniennes écrites en cunéiforme, ou il est question d'un shappatu . (C'était un jour néfaste, célébré les 1, 7, 15, 21, et 28 jour du mois, ou 14, 19, 21 et 28 jour du mois lunaire ou 7 & 14 jour après la pleine lune , ou le 15 jour du mois lunaire c'est-à-dire le jour de la pleine lune. )
Si les auteurs ne s'accordent pas quant au jour, le caractère néfaste de ce shappatu est lui bien attesté de tous. Aucune décision importante ne devait être prise ces jours-là. Certaines superstitions semblent être liées à ce jour particulier, c'est pourquoi l'homme se gardait de travailler. , comme certains aujourd'hui évitent de sortir un vendredi 13...
Dans l'Ancien Testament, les sabbats n'ont aucun lien avec la superstition qui est du reste contraire à l'enseignement Biblique. Les sabbats sont des jours où l'on cessait volontairement de travailler (sens du terme sabbat ; cesser, se reposer, chômer) pour se souvenir de Dieu ; du Dieu Créateur (Ex 20), mais aussi Libérateur (Dt 5) ! Ces " mémoriaux " faisaient figure de " signes " rappelant l'Alliance scellée par Dieu avec son peuple au Sinaï (Ex 31.13, Ez 20.12), comme la circoncision était le signe de l'Alliance avec Abraham (Genèse 17:10), l'arc en ciel avec Noé.
Au cœur même de ce repos, il y a non le " vide ", ni le " trop-plein d'activités " dont on a rêvé toute l'année... mais au cœur des sabbats il y avait le Dieu de l'Alliance !
Ces fêtes étaient bien l'occasion d'un changement de rythme de vie, voir d'un déplacement géographique. On mangeait des viandes grasses ce qui autrement était rare...Mais à la différence des vacances que l'on vit centrés sur soi, ou l'on fait le vide, ces moments étaient tout orientés vers Dieu.
Quelle place aura-t-il cet été dans nos projets de " repos " cette année ?
2.3. Jésus et le repos
Mais au fait, Jésus a-t-il pris des " vacances " ?
Le NT nous montre comment Jésus a su se soustraire à la foule et prendre du recul à l'écart, seul ou avec ses disciples, dans des lieux désert ou chez des amis comme Marthe & Marie de Bethanie ;
Mais l'on se souvient surtout comment il dut batailler contre la fausse compréhension du sabbat des pharisiens, jusqu'à leur dire " être Maître du sabbat " (Mt 12.8). " Le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat " (Mc 2.27). Le sabbat n'est pas un fardeau pesant mais une fête, une grâce offerte à l'homme !
En outre le sabbat n'est pas synonyme d'absence de travail, si l'on se réfère à Dieu lui-même ! En effet à ses détracteurs qui l'accusent d'avoir guéri un malade un jour de sabbat à la piscine de Bethesda, Jésus répond : " Mon Père est à l'œuvre jusqu'à présent, et moi aussi je suis à l'œuvre " (Jn 5.17). Ce n'est pas une œuvre comme celle effectuée à l'occasion des 6 jours de la création du monde, mais une œuvre de restauration, de renouvellement, de guérison...qui préfigure la Nouvelle Création !
Dans ce septième jour, Dieu n'est pas absent, il ne s'est pas retiré hors du temps et du monde... non seulement il a fait lever le soleil sur les justes et les méchants, mais a parlé, s'est révélé à son peuple par les prophètes qui se sont succédé, puis par Jésus qui est venu vivre parmi les hommes pour les enseigner et les sauver...
3. L'Eglise ancienne et le repos
3.1. Y a-t-il des activités proscrites le jour du repos pour les chrétiens ?
Mais ne jetons pas trop vite la pierre aux Pharisiens du temps de Jésus qui avaient dressé une liste de 39 interdits pour le jour du sabbat, l'histoire de l'Eglise nous laisse des traces de ce qu'en toute bonne foi certains chrétiens soucieux de plaire à Dieu s'interdisaient le dimanche :
Avec Bunyan, nous évoquions ses luttes, lui qui aimait faire du sport entre les cultes, ce que les puritains interdisaient... (souvenez-vous du film Chariot de feu). Il peut être légitime de renoncer à la compétition sportive, mais ce n'est pas parcequ'en soit il est interdit de jouer au ballon ou d'aller à la piscine le jour du repos, mais parce que l'on voit que l'activité empêche d'avoir une vie d'Eglise régulière, lorsqu'elle rend l'exercice de la piété impossible, là, c'est autre chose !
Dans l'histoire, on s'est aussi interrogé si la REMUNERATION était un critère d'évaluation du travail licite ou illicite: Si ce critère est juste alors les médecins, pompiers, policiers, employés des péages, conducteurs de trains, d'avions, de car, les pasteurs... seraient tous hors la loi !!!
Et puis on a cherché à établir une distinction entre si le TRAVAIL était SERVILE et ARTISTIQUE - Tout travail Servile était associé au travail MECANIQUE. Ces activités étaient proscrites : ex ; sculpture ! Eh oui certains disait qu'en sculptant on utilise des instruments mécaniques, un marteau, un burin, des couteaux... - Alors que ces personnes associaient le travail Artistique au travail LIBERAL et l'autorisaient le dimanche : Ainsi par exemple : la peinture était autorisée, un pinceau non compris comme un instrument mécanique !
Un étudiant de l'Institut des premières volées me racontait comment il s'était fait " attraper " lun dimanche soir lorsqu'il rentrait de Paris où il était allé écouter un concert classique... En bon Suisse, il se disait en lui-même en écoutant les réprimandes de la directrice " vous vous êtes restée chez vous, mais vous avez écouté le concert à la radio et de plus vous avez tricoté en même temps... en Suisse, les dames pieuses ne tricotent pas le dimanche ! ", mais il avait la sagesse ne pas dire tout haut tout ce qu'il pensait...
On le voit ces diverses tentatives de distinctions ne permettent pas de conclure, et pour cause, là n'est pas le nœud de la question !!!
La vraie question est plutôt de savoir si mes activités m'empêchent de me ressourcer, de célébrer avec d'autres le Seigneur, et d'organiser mes priorités de façon à garder la place qui est due à l'écoute de la Parole de Dieu, la prière, la communion fraternelle dans notre vie...
3.2. Le dimanche est-il le " sabbat " des chrétiens ?
Notez que l'institution du dimanche comme " jour chômé " date du 4e siècle, et de l'Empereur Constantin. Les premiers chrétiens étaient des Juifs qui chômaient le samedi. S'ils se réunissaient le 1er jour de la semaine en souvenir de la résurrection de Jésus, mais le jour nouveau commence le samedi soir au couché du soleil ! C'est du reste à ce moment de la journée que les familles ou les amis se retrouvaient : le vendredi soir pour le repas de sabbat et sans doute le samedi soir en plus pour les chrétiens des tout débuts (Act 20.7, 1 Co 16.2).
Dans le Nouveau Testament, aucun texte didactique ne prescrit un jour particulier pour le culte communautaire dans l'Eglise ! Du reste toute notre vie est appelée à être un culte à la gloire du Seigneur (Rom 12) ! cela dit la tradition de se réunir en souvenir de la résurrection de Jésus, a du sens !
3.3. Le sabbat n'est plus imposé aux chrétiens
On sait que le premier grand conflit théologique de l'histoire de l'Eglise avait pour objet l'obligation ou non pour tous d'observer les prescriptions cultuelles de l'AT, circoncision, règles alimentaires, fêtes liturgiques... Dans la résolution prise à Jérusalem (Act 15) Jacques n'impose pas aux Chrétiens d'origine païenne d'observer les sabbats !
Paul nous laisse un enseignement précieux : " ... que personne ne vous juge à propos de ce que vous mangez ou buvez, ou au sujet de l'observance des jours de fêtes, des nouvelles lunes ou des sabbats. Tout cela n'était que l'ombre des choses à venir : la réalité est en Christ " (Col 2.16-17)
Conclusion
Cette réalité, l'épître aux Hébreux en parle (ch 4), nous disant qu'on entre dans ce repos par la foi en l'œuvre de grâce de Jésus-Christ ! Venez à moi dit Jésus, et je vous donnerais du repos... mon joug (Mt 11.29), celui de la grâce, celui-là est doux et léger, alors que celui des œuvres est accablant ! On n'en fera jamais assez pour " se racheter "... nous ne pouvons valablement que recevoir la grâce de Dieu qu'il nous offre en donnant Jésus pour mourir à cause de notre péché ! Pourtant que d'activités, de mouvements, de frais engagés pour tenter à défaut de combler le besoin de repos du cœur d'étouffer sa voix !...
Sommes-nous entrés dans ce repos sabbatique de Dieu ? L'épître aux Hébreux nous dit de nous empresser d'entrer dans ce repos, si ce n'était déjà fait...
Est-ce alors à dire que nous n'aurons plus besoin de " congés " ?...
à l'image de Jésus homme, notre corps a besoin de sommeil, de nourriture, de relation sociales à cultiver, de culture... le travail n'est pas tout ! Il est donc légitime d'accorder du temps à chacun de ces besoins ! Nous ne sommes pas des machines. Même la terre a besoin de repos pour donner du fruit...
Mais que nous restions à Paris ou que nous voyagions cet été, souvenons-nous que lorsque l'on est chrétien, on l'est à plein temps ; en période de vacances, de retraite... comme en période de travail ou de recherche de travail !
En cet été, puissions-nous prendre le temps de réfléchir au vrai sens du repos... afin aussi de nous préparer à discerner et à accomplir les bonnes œuvres que Dieu a d'avance préparées pour nous !
En ces semaines où " nous aurons enfin le temps " et une certaine liberté d'organiser nos journées comme nous le souhaitons, faisons preuve de maturité, n'oublions pas le Créateur, celui qui en Jésus nous a délivré de la vaine manière de vivre...qu'il soit au cœur de notre repos cet été, comme chaque jour de notre vie, quelles que soient les activités auxquelles nous nous adonnons ! Que nous mangions, ou buvions, quoique nous fassions... faisons tout pour sa gloire (1 Co 10.31) !
Alors, bons temps de joie & de reconnaissance, de découvertes & de redécouvertes, de recul & de réflexion, dans la présence vivifiante du Seigneur de la vie qui n'est pas en vacances loin de tout et de tous, sur une île déserte sans téléphone !