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Dernier culte du millénaire au Tab'... 3 Jean Une année s'achève, un nouveau millénaire commence... Voilà venue le temps des bilans, et des prises de bonnes résolutions. C'est aussi la saison ou l'on formule toutes sortes de bons vœux à l'endroit de ceux qui nous sont proches, et au-delà... Dans cette optique, je vous invite à tirer quelques enseignements du livre le plus court de l'Ecriture... Lecture de 3 Jean : Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que spirituelle...
1. Contexte général 1.1. L'auteur Jean est sans doute le dernier apôtre encore en vie à cette époque (vers la fin du 1er siècle), d'où une reconnaissance assez générale de son autorité, (Diotrèphe étant l'exception qui conforme la règle!). Ce fils de Zébédée et de Salomé, était du reste probablement le cousin de Jésus, Salomé ayant pu être la sœur de Marie. En tout cas il a bien connu Jésus, et pouvait démentir l'enseignement des faux prophètes qui niaient à l'époque l'incarnation de Jésus. Jésus a bien été un véritable homme, qui comme tout un chacun est réellement né un jour, a dû apprendre marcher, parler, lire, écrire... bien qu'étant Dieu, il est réellement venu vivre les limites que nous connaissons en tant qu'être humain. La fatigue, la faim, la soif,... rien ne lui a pas été épargné sur cette terre, pas même la souffrance et la mort... Pour pouvoir secourir l'homme, il fallait qu'il devienne en tout semblable à ses frères, sans pourtant commettre de péchés (Hb 2.17-18 ; 4.15).
1.2. Les ministères itinérants La 3e lettre de Jean donne des instructions à propos de l'accueil de ministres itinérants dans l'Eglise. Jean encourage Gaïus à recevoir et aider financièrement ceux qu'il lui recommande. Aujourd'hui, nous avons la chance d'avoir toute la Bible entre nos mains. Tout ce que Dieu a à nous dire, pour vivre selon sa volonté, est là à notre disposition. A l'époque de Jean, il n'en était donc pas tout-à-fait ainsi. Outre le fait que tout le monde ne pouvait pas acheter de parchemins, le NT n'était pas encore relié comme aujourd'hui. Les lettres circulaient, les apôtres enseignaient... et il était de coutume d'accueillir ces enseignants itinérants, qui allaient d'une communauté de maison à l'autre pour enseigner les chrétiens. Or à l'époque les Formule 1 ou autres grandes chaînes d'hôtels n'existaient pas encore... Les petites auberges d'alors avaient plutôt mauvaise réputation ; le confort, l'hygiène et la sécurité laissaient souvent à désirer... Aussi, entre les auberges et les maisons ou vivaient les prostituées souvent la différence n'était pas très grande. D'où l'importance d'épargner aux proches de passage d'avoir à fréquenter ces lieux... C'est là ce qui se passe par exemple en RCI ; un pasteur devant desservir plusieurs églises éloignées les unes des autres, passe la nuit chez un membre de l'église qui le reçoit dans sa maison. Il est nourri sur place. Normalement il est dédommagé de ses frais de transport avec en sus l'eau pour la route, et rentre chez lui avec du riz, un poulet (vivant !)... selon ce qu'ont les villageois... C'est ainsi qu'avec Doris Ellenberger nous sommes un jour rentré d'un camp avec... dans le coffre de la voiture pêle-mêle . du riz, de l'igname, un coq, et même un mouton... ficelés mais tous deux bien vivants !... Dans les Eglises d'Asie Mineur d'alors, la Turquie d'aujourd'hui, c'était donc un peu pareil. Remarquez que la coutume demeure aussi encore aujourd'hui chez nous, -sauf peut-être pour les coqs et moutons vivants!- à moins que M. Blocher ait eu cette expérience en Fr... Normalement un enseignant de passage n'est pas livré à lui-même pour trouver un hôtel où passer la nuit... il y a généralement une personne dans l'Eglise qui a une maison assez grande et un lit d'appoint pour l'accueillir une nuit ou deux. 1.3. Les prophètes de mensonge Restait à discerner les vrais docteurs des prophètes de mensonge. Dans sa seconde épître, Jean demande aux chrétiens de ne pas cautionner l'enseignement des faux prophètes qui nient l'incarnation de Jésus, en refusant de les recevoir (2 Jn 9). Dans la didachê, (un texte très ancien qui nous montre quelles étaient certaines pratiques de l'église à ses débuts), se trouvent des recommandations pratiques au sujet de l'accueil des enseignants itinérants, et la manière de discerner s'ils étaient ou non de véritables prophètes ou docteurs. Permettez-moi de vous lire quelques unes de ces recommandations : le docteur est-il dévoyé, annonce-t-il une doctrine qui vise à votre ruine, ne l'écoutez pas. Parle-t-il au contraire pour augmenter la justice et la connaissance du Seigneur, recevez-le comme le Seigneur. A l'égard des apôtres et des prophètes, agissez selon le précepte de l'évangile, comme suit. Que tout apôtre arrivant chez vous soit accueilli comme le Seigneur. Mais il ne restera qu'un jour, deux à la rigueur. S'il reste trois jours, c'est un faux prophète. A son départ, que l'apôtre ne reçoive rien, sinon le pain dont il a besoin pour sa route, S'il réclame de l'argent, c'est un faux prophète... Tout prophète qui enseigne la vérité sans conformer ses actions à ses paroles est un faux prophète... Celui à qui l'inspiration fait dire : "donnez-moi de l'argent" ou quelque autre bien, vous ne l'écouterez pas. Mais s'il demande pour d'autres que lui, qui sont dans le dénuement, nul ne doit le juger S'il ne fait qu'une halte, secourez-le de votre mieux. Qu'il reste deux ou trois jours, s'il le faut. S'il désire s'établir chez vous, et s'il a un métier, qu'il travaille et se nourrisse. S'il n'a pas de métier, ayez la sagesse de ne pas laisser un chrétien vivre en oisif parmi vous. S'il s'obstine, c'est un trafiquant du Christ. Gardez-vous de telles gens. A l'époque où Jean écrit ses épîtres, les prophètes de mensonge qui semaient le trouble étaient des personnes prétendant avoir reçu de l'Esprit une illumination spéciale (1 Jn 2.20, 27) qui leur dévoilait la véritable connaissance de Dieu, d'où l'insistance de Jean sur ce qu'est la véritable connaissance de Dieu, ancrée dans l'enseignement des apôtres (=NT) et l'œuvre de l'Esprit Saint qui ne parle pas de lui-même, mais rend témoignage au Christ. En outre, ils prétendaient que l'illumination de l'Esprit les plaçait au-delà de la moralité chrétienne ordinaire, de sorte qu'ils étaient sans péché et atteignaient la perfection morale (1 Jn 1.8-10). L'orgueil, le mépris spirituel, envers ceux qui ne se prévalaient pas du même niveau d'illumination spirituelle contraste avec l'amour fraternel auquel Jean appel le chrétien... Ils rejetaient l'enseignement des apôtres, à propos de Jésus. Pour eux, le corps était la prison de l'âme, un objet méprisable et mauvais. Jamais Dieu n'aurait pu penser revêtir pareille chose, tout juste aurait-il pu faire semblant d'être un homme, et encore... Le troisième millénaire ne va pas réduire au silence, d'un coup de baguette magique tous les trafiquants du Christ. Comme Gaïus, à tout âge, nous avons aussi besoin d'être encouragé pour agir de façon juste et tenir ferme au milieu de toutes les vagues qui ne cherchent qu'à nous déstabiliser, jusqu'à faire partir l'église de Jésus-Christ à la dérive... Les recommandations de Jean à Gaïus sont donc aussi là pour nous former à la bienveillance sage tout en nous gardant du despostisme aveugle. 2. Souhaits de Jean à Gaïus Venons-en aux souhaits que formule Jean à l'endroit de Gaïus... 2.1. La prospérité économique Je souhaite que tu prospères à tous égards... la prospérité matérielle doit bien être comprise là-dedans... En effet, si Gaïus avait une grande maison et des moyens financiers suffisants pour pouvoir accueillir et soutenir les serviteurs de Dieu de passage, c'est qu'il devait être un homme assez fortuné pour pouvoir être sollicité de la sorte pour collaborer de cette façon à ce qui était fait pour la vérité ? (1 Ti 6.18) Certes l'argent ne fait pas le bonheur, mais de gagner honnêtement et bien sa vie n'est pas une malédiction. !... L'apôtre Paul disait : Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette (Ph 4.12). Souhaiter à un chef d'entreprise que ses affaires prospèrent, n'a donc rien de mauvais ! Comme on ne peut que souhaiter une bonne moisson à un agriculteur par exemple, une promotion à un fonctionnaire, du travail à un demandeur d'emploi où la réussite scolaire à un élève ! L'amour de l'argent est autre chose... Car l'amour de l'argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments(1Ti 6.10). Mais ici on touche à un dysfonctionnement caractéristique de l'homme esclave et non administrateur des biens que Dieu lui confie, de l'homme ne travaillant que pour lui et non pour Dieu. Donner librement, sans fausse culpabilité, (donner et non se débarrasser de ses biens) est sans nul doute un des moyens de désacraliser ce que l'on possède, de montrer que nous pouvons encore vivre si volontairement nous en offrons une partie pour que d'autres projets prospèrent... Notons au passage comment Jean met ici le doigt sur les priorités en matière d'assistance : Il y a beaucoup de bonnes causes que le chrétien peut soutenir, (et à cette période de l'année les sollicitations de tous ordres sont nombreuses, du téléthon aux éboueurs, en passant par toutes sortes d'œuvres charitables... !), mais Jean parle ici d'un devoir d'aide dont sont bénéficiaires ceux qui véritablement sont en route pour le nom du Christ... L'expérience de l'AS et de bien d'autres... montre qu'aujourd'hui encore il est naturellement plus facile de mobiliser pour des causes humanitaires que pour l'enseignement biblique... Parrainer un enfant dans le besoin est une excellente chose, mais s'il n'y a personne pour lui parler de Jésus et l'aider à vivre selon la volonté de Dieu, comment découvrira-t-il le vrai sens à la vie, comment deviendra-t-il à son tour un Démétrius ? L'homme ne vit pas de pain seulement... Peut-être sera-t-il utile en cette fin d'année pour l'un ou l'autre d'entre nous , de vérifier si dans ce domaine, nos priorités pour 2001 sont justement motivées et bien ordonnées... Et de réajuster le tir, selon qu'il plaît à Dieu, 2.2. La santé physique Je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que spirituelle... Gaïus était-il de santé fragile ? Ou risquait-il d'être mal influencé par les philosophies d'alors qui méprisaient le corps... Il me semble qu'aujourd'hui on entend surtout deux choses : Certains vont jusqu'à affirmer que souhaiter la bonne santé ce n'est pas spirituel, alors qu'ailleurs d'autres disent : Quand la santé va, tout va... En tout cas, en s'intéressant à la santé physique de Gaïus, comme lorsque Paul se souciait de l'estomac de Timothée (1 Ti 5.23), ou Jésus des malades, Jean prend ses distances face à tout mépris du bien être physique... Si l'apôtre, manifeste de l'intérêt pour la santé, c'est qu'il n'y a pas lieu de minimiser l'importance du confort qu'offre au chrétien une bonne santé. Les répercussions qu'elle a ne sont pas négligeables pour soi-même, mais aussi pour notre entourage... Si notre santé n'est donc pas quelque chose à mépriser, comment en prendrons-nous soin l'année qui vient, sans pour autant faire de cette question notre seul sujet de préoccupation ?.. Les médias mettent ces temps-ci l'accent sur ce qui touche à notre assiette (vache folle aidant!)... ailleurs on prône plus d'exercice physique, tout cela est certes bon, par contre on parle souvent moins d'une vie un peu équilibrée... et encore moins des répercussions que peuvent avoir sur notre santé le fait de placer sa confiance en Dieu et d'obéir à sa Parole : ce sera une bonne médecine qui t'assurera la santé du corps et la vitalité de tout ton être (Pr 3.8). D'un autre côté la santé n'est pas tout. Etre en bonne santé ne garanti pas d'être forcément bien dans sa peau,... Du reste, Paul a dû apprendre à vivre avec son écharde selon la volonté de Dieu qui ne lui a pas accordé la guérison. Ce handicape n'a pas fait de lui un homme amère ni rendu inapte au service... Notez aussi ce que suggère le vœu de Jean : si la santé spirituelle de Gaïus était meilleure que sa santé physique, cela signifie bien que l'on peut être malade, ou fragile de santé tout en allant bien spirituellement. La bonne santé n'est pas le baromètre de notre état intérieur, même si l'intérieur a un rôle à jouer dans notre manière de vivre aussi la maladir ! Souvenons-nous de Job !... Cependant, la maladie reste une rude épreuve. Le deuil, les cris, la douleur ne seront plus dans la présence du Seigneur, sur la nouvelle terre (Ap 21.4). Souhaiter la bonne santé à quelqu'un n'a donc rien de mauvais non plus ! 2.3. La santé spirituelle Reste à évoquer la santé spirituelle, de ce qui touche plus profondément à notre communion avec Dieu et qui se manifeste -indépendamment de notre santé physique- plutôt par la qualité des relations que nous entretenons avec les autres, ce qui semble plutôt servir de baromètre ici... On peut être en bonne santé physique, avoir une sécurité financière appréciable, bien réussir à l'école et pourtant ne pas être facile à vivre, ou à ne pas supporter les autres... L'exemple à suivre ici, c'est celui de Démétrius (v. 12) Dans l'épitre, un triple témoignage atteste sa bonne santé spirituelle:
C'est à ses fruits que l'on reconnaît le bon arbre (Mt 7-16),
c'est à son bon témoignage de vie que la valeur de Démétrius a été reconnue.
La foi de Gaïus comme celle de Démérius a des prolongements honorables dans des actes vrais empreints d'amour fraternel. Il n'en n'est pas de même de Diotrèphe., figure de l'exemple à ne pas imiter... Certes ses convictions ont aussi des répercussions concrètes dans sa vie de tous les jours... mais le fruit qu'il produit n'est pas bon. Là encore, le critère d'évaluation de sa mauvaise santé, touche au comportement. Le despotisme du frère Diotrèphe témoigne contre lui. Non seulement Diotrèphe parlait mal de l'enseignement de Jean et des apôtres, mais encore il refusait d'accueillir les vrais enseignants de passage, et de plus il excommuniait les membres de l'église qui se risquaient de les recevoir chez eux ! Manifestement, voilà quelqu'un de très sûr de lui, parlant avec grande assurance, faisant tout pour ne pas passer inaperçu et qui pourtant était dans l'erreur, et faisait beaucoup de mal à l'église. Son attitude à vouloir tout régenter tout seul, imposant SES vues personnelles, rejetant tous ceux qui ne pensent pas comme lui, et convaincu de ce qu'il n'avait rien à recevoir des autres chrétiens... montre qu'il n'avait pas vraiment compris qui était Dieu et qui il était lui-même pour Dieu... Il ne témoigne pas d'une bonne santé spirituelle, même s'il s'en prévalait sans-doute. Le discernement et la maîtrise de soi, marques de l'adulte dans la foi, lui fait défaut... En tout cas, il est manifeste que Diotrèphe avait très mal pris la lettre que Jean avait envoyée à son église (v. 9). Certains commentateurs ont même imaginé que furieux, pris dans un incontrôlé élan de colère, il aurait déchiré la lettre de Jean... D'autres ont pensé que Diotrèphe devait appartenir à l'aristocratie grecque... habitué à gérer la cité, il aurait mal pris l'ingérence johannique dans les affaires de Son Eglise !... D'autres voient encore ici le début d'une forme de monachisme épiscopal, c'est-à-dire de la prise d'autorité d'un ancien s'imposant aux autres, convaincu d'être seul dans la vérité... Il est un fait que nous sommes ici à une période charnière, c'est la fin du temps apostolique, ceux qui ont fondé les premières Eglises meurent, une nouvelle génération doit prendre la relève... passer le relais, comme le prendre est toujours un moment délicat... Il demeure que l'attitude de Diotrèphe est symptomatique d'un mal être certain. Mais comme souvent dans pareil cas, il devait être convaincu d'être dans son bon droit, nul ne peut vraiment lui venir en aide. Jean devra plutôt protéger les autres membres de la communauté, en les conseillant afin d'éviter à toute l'Eglise d'avoir une mauvaise réputation.
3. Soyons des Gaïus qui imitent Démétrius ! Puissions-nous être cette année des Gaïus imitant Démétrius, des personnes de qui l'on rendre un bon témoignage, et non des Diotrèphe(s) ! Mais comment nous y stimuler dans l'Eglise ? Il y a sans doute matière à tirer instruction de cette lettre quant au rôle que les responsables de l'Eglise ont à jouer en vue du bon témoignage de toute la communauté. A la suite de l'apôtre Jean, savoir reconnaître et exprimer sa joie de voir plusieurs demeurer attacher à la vérité et vivre selon elle, peut contribuer à revigorer la bonne santé spirituelle de l'église, mais il faut aussi veiller à ne pas accréditer ce qui ne relève pas du bon témoignage et savoir le dire de la bonne façon. Les éloges de Jean à Gaïus montrent que des compliments justes, dit de la bonne manière ne sont pas à proscrire... Cela peut être un grand encouragement, surtout pour quelqu'un qui vit une situation inconfortable avec un Diotrèphe menaçant dans son entourage ! De l'autre côté, ce n'est pas mal parler de la part de l'apôtre Jean que de ne pas cautionner le despotisme Diotrèphien, comme il le fait ici. Tous n'ont pas cette autorité dans l'Eglise, mais Jean avait cette autorité, et il ne s'est pas dérobé à sa responsabilité. Je note cependant le soin qu'a pris Jean dans son bref billet adressé à Gaïus de ne pas parler dans le vide :
A un autre niveau de responsabilités, ce plus petit livre de la Bible veut nous stimuler tous à demeurer attaché à la vérité, afin de vivre selon elle, pour qu'autour de nous l'amour fraternel que Dieu verse dans notre cœur soit manifeste comme notre fidélité dans ce que nous accomplissons souvent bien imparfaitement encore. Jésus est la vérité. C'est greffé à ce Cep, et à lui seul que nous pourrons porter du fruit digne de Lui. Nous avons donc besoin que Sa grâce œuvre en nous. A la croix Jésus a tout accomplit pour nous sauver d'une vie infructueuse à cause du péché qui agissait en maître en nous, et nous faisait porter un fruit peut-être beau mais non moins verreux.
Il a aussi tout accompli pour nous éduquer afin que dès à présent nous
puissions mener une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour
Dieu, en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance :
le retour de Jésus en Gloire ! (Tite 2.12)
Il me reste encore pour finir à vous adresser à mon tour mes meilleurs vœux pour le millénaire nouveau et pour cela à faire mienne ces paroles de l'apôtre Jean : chers amis, je souhaite que vous prospériez chacun à tous égards et que vous soyez en aussi bonne santé physique que spirituelle ! Que tout au long de l'année nous puissions nous réjouir de vous voir chacun demeuré attaché à la vérité et vivre selon elle. Mais quoi que nous réserve l'année qui vient, que la paix du Seigneur soit avec chacun de nous ! Seigneur notre Dieu notre père, en cette fin d'année nous voulons nous aussi te dire notre joie de t'appartenir. Merci pour la fidélité que tu nous as manifesté durant toute cette année qui s'achève, pour toutes tes attentions bienfaisantes dans les bons et plus difficiles moments que nous avons eu à vivre. Tu es celui qui couronne encore cette année de tes bienfaits. Nous te prions de fortifier notre foi durant ce moment que nous passons ensemble en ta présence, de nous réjouir encore à cause des tes œuvres, et en particulier la plus grande de toute, celle que Jésus a accompli pour nous. Nous recommandons à ta grâce efficace, ceux des nôtres qui ne sont pas parmi nous ce matin. Que là où ils se trouvent, tu les visites et leur donne ta paix. Réconforte les malades et ceux qui passent par le deuil, en nous accordant aussi d'être des instruments de ton réconfort pour eux, donne à tous ceux qui sont déchirés par toutes sortes de peines de trouver en toi le repos, à cause de ta présence avec eux dans les tempêtes qu'ils traversent. Nous te prions également pour ce qui nous gouvernent, et qui à différents niveaux ont charge de direction. Accorde-leur ta sagesse, en particulier à ceux qui se réclament de toi. A toi qui prends soin de la terre, qui nous répond dans ta justice, à toi en qui nous plaçons notre espérance avec tous ceux qui t'appartiennent sur la terre, soit toute notre reconnaissance en ce jour. Dispose notre cœur à la louange de ton nom et à recevoir avec docilité ce que ta Parole a en réserve pour nous ce matin.
31 décembre 2000 |