
LE POTIER, L’ARGILE, ET LE TOUR DU POTIER
Jr 18.1-12
En cette veille de rentrée, les supermarchés nous le rappellent : l’école reprend bientôt !! Une nouvelle année de formation s’ouvre, et déjà l’on sait que dans un an nous ne serons plus tout à fait les mêmes, nous aurons été enrichis, certains auront un diplôme en poche ouvrant la perspective d’un premier emploi... Mais au fond, pour chacun d’entre-nous, entre les mains du divin Potier, ne sommes-nous pas toujours en « formation » sur son tour, jusqu’à ce que le Seigneur revienne ?... Ce matin, j’aimerais justement que nous allions ensemble faire un tour dans la maison du potier... là-même ou Jérémie c’était rendu, lorsque Dieu lui en donna l’ordre, il y a quelques 2600 ans..
Contexte général
On le sait, au cours de ses 40 ans de ministère de Jérémie, issue d’une lignée de « prêtre paria » 1 d’Anatoth, en a vu « des vertes et des pas mûres » !... Les réformes religieuses sous Josias ont pris du temps à se mettre en place (2 Ch 34.4-7) : cela fait 18 ans que ce Roi règne sur Juda, lorsqu’en 621 av JC Hiliqiya retrouve le « livre de la Loi » dans le Temple. Mais la corruption du peuple est si profonde, sa morale et sa piété sont si dépravées... le peuple s’endurcit toujours plus demeurant majoritairement sourd aux appels de Dieu. Au fil des messages délivrés par Jérémie de la part de Dieu le peuple raidit toujours plus le cou. Nous voyons alors comment se mettent en place les événements historiques qui mèneront à la déportation (première vague de déportation en 597 av J.-C.), et à la destruction de Jérusalem (587 av J.-C). Jérémie n’échappera pas à ce mouvement, il connaîtra le sort des captifs, lui que Dieu avait établi comme son porte-parole pour « arracher & planter, démolir et bâtir » (Jr 1.10).
Mais au fil du livre, Jérémie « prophètes des nations » (Jr 1.5), annonce aussi quel est le plan de grâce du Dieu juste et saint et non moins le Dieu de toutes miséricordes qui ne veut pas la mort des pécheurs, mais qui veut qu’ils se repentent et qu’ils vivent ! Cette tension entre justice et grâce s’ouvrant sur cette volonté immuable : Dieu veut toujours se former un peuple qui lui appartienne, et il veille sur l’accomplissement de Sa Parole en ce sens cela n’a rien du couperet qui tombe automatiquement sans considérer l’attitude de coeur du pécheur (Jr 1.12). Une Alliance Nouvelle va être scellée (Jr 31)... rassemblant des personnes de toutes les nations, des croyants qui le reconnaissent pour ce qu’il est, et placent leur confiance en lui et en lui seul !
Lorsque Jérémie se rend dans l’atelier du potier (Jr 18), c’est alors un des fils de Josias : Yehoyakim (de son vrai nom Elyakim), qui règne sur Juda. En l’établissant Roi à la place de son frère Joachaz qu’il amena captif en Egypte, le Pharaon Néco avait changé son nom, comme il était de coutume pour marquer la soumission d’un vassal à l’égypte ! Leur père, Josias, avait trouvé la mort lors de la bataille de Megiddo (2 R 28-36), tué par Pharaon et son armée.
La décadence du peuple avait déjà conduit Dieu à dire à Jérémie de ne plus prier pour un revirement de situation : c’est peine perdu, tant le mal a déjà sapé la communauté à tous les niveaux (Jr 14.11, 15.1ss). Au chapitre suivant demande à son prophète de rester célibataire (Jr 16.2), ce qui outre de rappeler que Jérémie a été appelé par Dieu jeune (Jr 1.6), et annonce une vie difficile pour laquelle il gagne à ne pas avoir de famille à charge, sert sans doute de signe à Juda quant au sort qui l’attend... ce sera bientôt la fin de la maison d’Israèl, dont les membres vont être bientôt déportés.
Vous pourrez aussi lire chez vous les chapitres 19 & 20 qui prolongent le texte que nous voulons méditer.
Ils vous conduiront d’abord dans la vallée de Ben-Hinnom (qui a donné en grec le nom « géhenne ») non loin vraisemblablement de l’atelier du potier. C’est là qu’après avoir acheté un vase cuit chez le potier, Jérémie le brise symboliquement devant des responsables du peuple et des prêtres. Dans la vallée de Ben-Hinnom, des sacrifices humains 2 avaient été opérés par des Juifs à l’époque de Manassé (Jr 7.31ss)... c’était un lieu ou brûlait toujours les immondices de la ville, c’était en quelque sorte le « tas de fumier public », d’o` l’association parfois de ce nom avec la gehenne emblème de l’enfer ou lieu réservé aux impies (Mt 5.22, 29 etc.).
Le chapitre 20 vous fera pénétrer jusqu’au pilori de la police du Temple de Jérusalem ou la prédication mène le Prophète en disgrâce devant les autorités sacerdotales reconnues, preuve nouvelle s’il en fallait, de la façon dont la situation se détériorait en Juda, et finalement qui montre pourquoi le jugement était devenu inéluctable.
Le potier
« va ! dans la maison du potier ... »3
Dans la Bible comme dans d’autres textes du Proche Orient Ancien, l’image du potier est souvent utilisée pour parler du Dieu Créateur qui façonne l’homme (Gn 2.7, Es 29.16, 45.9, 64.7, Jr 18.6, Jb 10.8-12 ; Rm 9.20) et les animaux (Gn 2.19), comme un potier façonne son vase.
Même lorsqu’il refait son vase, c’est toujours à partir d’une matière première de même nature que le potier décide librement et souverainement de l’objet qu’il va former : ici une lampe à huile, là une gargoulette, là-bas une assiette ou une outre pour conserver le vin ou l’huile...
Dans le texte que nous avons lu, le « vase raté » c’est d’Israël (Jr 18.6) qui dans son orgueil méprise le divin Potier ; le culte formel & idolâtre avec les fausses sécurités qui vont avec, en sont la manifestation.
Si l’image du vase brisé au chapitre suivant suggère directement le jugement qui va tomber sur Israël avec la déportation à Babylone... ici, il me semble qu’est plutôt souligné le projet immuable de Dieu de vouloir se former un peuple qui lui appartienne et l’honore... tout n’est pas entièrement raté et voué à l’échec... le divin potier ne rejette pas l’argile, la nature humaine, seulement les vases coupables qui persistent et signent dans leurs péchés et leur mépris de Dieu.
Le Seigneur se forme encore un peuple qui lui appartient, ce peuple c’est celui qui est au bénéfice de l’Alliance Nouvelle... au « petit reste » d’Israël s’ajoutent les chrétiens issus du monde païen, descendants d’Abraham selon la promesse...
« C’est nous qui sommes les objets de sa grâce, nous qu’il a appelés non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les non-Juifs... » dit Paul inspiré de Dieu après avoir repris l’image du potier et avant de citer le prophète Osée : « Celui qui n’était pas mon peuple, je l’appellerai « mon peuple »... » Rm 9.24-25, Os 2.23
Par contraste, l’image du potier souligne l’infinie grandeur de Dieu qui dans sa sagesse est capable de faire des êtres si complexes à partir d’un peu d’argile, matière insignifiante s’il en est, que l’on foule aux pieds, frappe, mouline, tamise, lave a grande eau... avant qu’elle ne puisse devenir l’objet que le potier fera d’elle. L'argile est l'une des rares matières sans valeur intrinsèque, mais transformable en objets qui, eux, en ont une !
Quand on sait que le potier de l’Antiquité devait garantir ses vases « sincere », c’est-à-dire sans fissures masquées avec de la cire, la qualité de son produit devait donc être irréprochable !
Quand Dieu considéra les vases qu’il avait formés au sixième jour, il trouva cela très bon (Gn 1.31) : le produit était garanti sans fissures, parfaitement fonctionnel et adapté à son milieu sans portant être « uni-forme » ! Adam & Eve étaient déjà tout deux des êtres humains créés en image de Dieu, et pourtant n’étaient pas des clones !
Certes, en matière de perfection, les choses se sont gâtées, mais ce n’était pas l’oeuvre du Potier... son produit initial était parfait, c’est un autre que lui qui est venu altérer le produit, de telle sorte qu’aujourd’hui encore, il faut que nous soyons remis sur le tour du divin Potier, pour qu’il fasse de nous de « nouvelles créatures », un portier ne répare pas un vase un terre cuite qui est fissuré !
Le vase
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L’image du vase renvoie d’abord à sa fragilité (2 Co 4.7). Sa gloire ne réside pas en lui-même, dans sa force, sa forme, ses décorations, sa capacité, son origine... son sujet de fierté, celui qu’on loue en voyant le produit fini, c’est le potier ! Comparé à un vase de terre, et non à un grand Roi, l’homme est poussé à vivre humblement (2 Tim 2.21) servant le divin Potier et ses congénères, de diverses façons, en différents lieux et moments, remplissant simplement sa mission de vase parmi les vases, vase décoratif ou vase gardant précieusement son contenu jusqu’au moment ou il le libèrera selon l’ordre du maître de la maison.
Ce rappel n’est pas inutile aux vases que nous sommes... à qui il peut arriver de chercher à s’attirer la gloire qui revient au potier seul, quand se n’est pas pour se prendre pour le potier lui-même, essayant de « trans-former » les autres parce que nous aimerions les voir avec une autre forme !... |
L’image du vase formé par le potier, parle aussi de la relation de dépendance de l’homme vis-à-vis du Créateur : comme sans potier, le vase ne serait pas, sans Dieu l’homme ne serait pas.
Si nous existons, c’est donc le fruit de la volonté de Dieu ! Quelque soit le lieu et les circonstances de notre naissance qui ont peut-être été plus difficiles pour certains que pour d’autres, le divin Potier est au moins celui qui a vivement désiré nous voir vivre. Il nous a créé pour que nous fassions sa joie, envers et contre tout !...
Le rôle du vase comparé à celui du potier, a aussi servi d’image pour remettre parfois le croyant un peu contestataire à sa place, en particulier lorsqu’il contestait que Dieu puisse décider de faire grâce à des païens (Rm 9.20).
Jonas n’avait-il pas contesté avec Dieu qui faisait grâce aux Ninivites repentants ? Il n’était pourtant pas un mécréant ignorant la Parole de Dieu ! Une des premières étapes de l’engagement missionnaire de William Carey n’a-t-elle pas été de convaincre les pasteurs baptistes d’alors, que les païens aux pratiques cultuelles abominables étaient fait de la même pâte que les fidèles des Eglises d’Angleterre, et qu’au même titre qu’eux étaient aussi appelés au salut offert par Dieu en Jésus-Christ ?!...
La diversité de fonction des objets formés à partir du même argile, rappelle aussi la complémentarité des différents vases qui servent dans une même maison (1 Co 12.7) : tous n’ont pas le même rôle, même si certains peuvent effectuer un certain nombre de fonction similaire, ou en cas de défaillance, compenser certains manques pour garantir l’équilibre général.
Lorsque dans une maison il faut rapidement choisir un verre pour boire de l’eau pour étancher votre soif... plusieurs possibilités s’offrent à vous. On prend en général le verre qui est disponible à proximité de main, qui est rarement un verre en cristal. Bien que, si s’est pour étancher la soif d’un tout petit, le biberon s’imposera peut-être à vous ! Il y a aussi des ustensiles aux fonctions plus spécialisées, plus appropriés à certains usages.
Nous n’ignorons pas que dans l’église nous n’avons pas tous les mêmes capacités, il peut cependant se trouver des personnes ayant des capacités plus ou moins en commun. Des choix s’imposent alors car tous ne peuvent pas jouer sur un même piano en même temps, conduire l’étude biblique simultanément dans un même groupe, visiter en même temps la même personne, arbitrer le même match de foot !... il faut garder à l’ésprit l’équilibre du bien-être général et de la paix de la maison que le Seigneur bâtit... que l’on soit en responsabilité d’effectuer ces choix ou de les accepter!
Les ingrédients nécessaire au Potier
Mais pour pouvoir faire sortir d’un bloc d’argile compact un vase aux traits affinés, il faut encore deux éléments : l’eau sans laquelle il est impossible de malaxer et de modeler l’argile, et le feu pour cuire le vase après qu’il a séché le temps nécessaire, après le « tournasage », c’est-à-dire d'affinage des formes extérieures, ou l’on enlève les copeaux de terre superflus...
L’eau est celle qui entre en tout premier lieu en action. Il parait que pour préparer la terre, avant de la moudre, la malaxer, la battre, jusqu’à devenir une pâte souple et homogène, on commence par la laver à grande eau pour purifier la terre de ses plus grosses impuretés ! L’eau est ce qui permet ensuite au potier de modeler la pâte sur le tour.
Transposé au travail du divin Potier, nous pouvons voir dans l’eau l’action de la Parole de Dieu qui purifie et par laquelle le Potier choisit de continuer d’oeuvrer (Eph 5.26, Es 55.1, 10). N’est-ce pas du reste par sa parole que Dieu créa le monde ?... (Gn 1, Jn 1.1ss). C’est elle qui nous rend souples dans les mains du potier, qui lui permet de nous façonner graduellement, passant des formes les plus rudimentaires aux plus raffinées, élargissant toujours le diamètre de notre capacité, mais en travaillant toujours en profondeur, de l’intérieur : c’est la main qui est à l’intérieur du vase qui creuse, pousse la pâte et lui donne le volume désiré, l’autre main retient, modèle, lisse affine, galbe d’argile. Le travail n’est pas superficiel ! les motifs décoratifs, l’anse, la couleur... ne viendront qu’à la fin, voir après le séchage.
Nous pourrions comparer ici le feu du four 4 à l’action de l’ésprit Saint (Jo 2.23, Za 10.1, Act 2.1ss). C’est lui qui applique cette parole à notre vie en nous transformant à l’image du Christ (2 Co 3.18) nous fortifiant pour être rendus aptes au service (Eph 3.16).
Comme l’objet non cuit, selon son degré de séchage, se déforme ou s’effrite sans pouvoir remplir sa fonction, ainsi en est-t-il de la personne en qui l’ésprit n’habite pas, fusse-t-elle experte en connaissance biblique ! Il faut que les « réactions chimiques » s’opèrent pendant la vive cuisson (en gros entre 800 à 1500°C pour la porcelaine5, selon que la pâte soit tendre ou dure), pour que l’argile molle et friable devienne un vase solide qui résiste au temps et aux épreuves du service et même serve au-delà !... notez qu’il suffit de quelques morceaux de terre cuite aux archéologues, pour dater les découvertes les plus anciennes !
Depuis des millénaires potiers utilisent un tour6 pour donner à leur production une forme harmonieuse, (bien qu’il existe d’autres techniques comme celle du moulage par exemple ou colombage).
Imaginez que vous soyez installé sur « la girelle », au centre du plateau du tour, pour y être étiré, creusé, élargie, galbé, lissé... cela à peut-être de quoi vous donner encore un peu plus le tournis en ce début d’année ! Eh puis... une motte bien compacte de terre glaise c’est « en soi » du solide ! quels risques que de se soumettre au travail d’un autre sur soi !
Mais cet « autre » n’est pas n’importe qui ! Et tant que nous sommes sur le tour, nous savons que le divin potier n’est pas loin... même si à notre goût le tour tourne par moment trop vite, ou que la pression est trop forte... nous avons l’assurance que le divin potier a du doigté en plus d’une longue expérience du « métier », ce qu’il fait, il le fait bien. Il connaît de quelle pâte nous sommes faits (Ps 103.14)...
Les limites des images symboliques
Les images ont cependant leurs limites. La même image peut illustrer plusieurs réalités différentes, selon ce que l’auteur biblique veut souligner dans son propos. Le levain par exemple, s’applique et au Royaume de Dieu et au péché (Mt 13.33, 1 Co 5.7, Mt 16.6) ; L’image souligne la façon avec laquelle le ferment se développe et non pas la nature de sujet à laquelle la comparaison s’applique.
Le symbole de l’eau dans la Bible s’applique aussi à de Jésus (1 Co 10.4) sans qui rien n’a été fait (Col 1.16) sans qui il n’y a point de vie (Jn 11.25), mais aussi au Saint-Esprit (Ap 22//Ez 47). Quant au feu, il symbolise aussi la Parole de Dieu, et Dieu lui-même... (Jr 23.29, Ex 19.18) !
Une des difficultés avec l’image du vase, c’est que celui-ci est passif, sans initiatives propres. L’homme est quant à lui créé en image de Dieu c’est une personne vivante et responsable avec qui le Dieu de la Bible veut sceller une Alliance, nourrir une relation.
Aussi, toute sa vie est placée dans une dynamique d’apprentissages, de découvertes et de progrès ou il a une part à prendre. Si l’enfant qui naît a en lui normalement tout le potentiel pour apprendre à marcher, parler la langue des parents qui l’élèvent... il a aussi sa part d’efforts à produire ! et cela n’a rien d’une malheureuse conséquence du péché de notre ancêtre Adam !
L’école, comme toute autre formation exigera cette année des efforts... mais ne perdons pas de vue le but !... Ce qui motive le petit enfant dans ses efforts c’est de « devenir grand », comme le sont ses parents !... fusse au prix de quelques « souffrances » liées aux réalités de l’apprentissage ! C’est pour gagner le match de foot, que les membres d’une équipe s’entraînent et se fatiguent à courir !...
Dans le domaine de la foi, nous sommes toujours en « formation continue » !
L’essentiel du ministère de Jésus n’a-t-il pas été d’enseigner, d’expliquer les écritures (AT) en démontrant qu’elles parlaient de lui. Lorsque sa mission fut achevée, après sa mort et sa résurrection juste avant de rejoindre son Père, il confie encore cette mission « d’enseigner tout ce qu’il leur a prescrit » c’est à ses apôtres (Mt 28).
Pour prolonger l’image de l’eau sur l’argile, nous pourrions peut-être osé nous encourager pour cette année à ne pas craindre de passer du temps sous ce type « de douche » !... et cela pour rester souple entre les mains du Seigneur... afin de faciliter son travail de formation en nous !
Mais Jésus fut lui-même encore à une autre école nous dit l’écriture : « c’est par les choses qu’il a souffert que Jésus appris l’obéissance » (Hb 5.8). Les difficultés qui jalonnent le chemin du juste veulent aussi contribuer à sa formation, en ce qu’elles l’incitent à toujours plus placer sa confiance en Dieu en non en ses propres forces. Et les peines n’ont pas épargnés Jérémie !
Comme le potier utilise une lame métallique pour façonner les parois de son vase, « l’estèque » de Dieu peut prendre la forme de situations ou il faut faire face aux contrariétés, à l’incompréhension, à l’opposition, aux résistances voir aux méchancetés... à supporter en épousant les formes qui conviennent !.
Avec le recul, nous voyons cependant que Dieu a tenu parole, il a veillé sur elle et elle s’est accomplie. L’entêtement irréductible de ceux qui ne suivaient que les penchants de leur coeur mauvais, ne l’ont pas empêché d’accomplir ses plans de grâce, pour ceux qui se sont attachés à Lui.
Par contre, pour ceux qui délibérément s’endurcissaient, refusant consciemment les appels de Dieu à revenir à lui, à « abandonner leur conduite mauvaise pour se comporter d’une bonne façon », le châtiment fut sans appels.
Si la patience divine était à son terme pour la plupart des Israèlites à l’époque de Jérémie, elle ne l’est pas aujourd’hui pour nous qu’il appelle à recevoir son pardon, celui que Jésus a acquis pour nous à la croix !...
Quel nul n’endurcisse son coeur, si aujourd’hui le Seigneur l’interpelle et le presse à s’ouvrir à sa grâce...
Pour nous tous qui sommes au bénéfice de cette grâce agissante, c’est avec une ferme foi en lui, le Christ qui est ressuscité et qui règne maintenant à la droite du Père, que je nous invite à envisager cette rentrée 2005/06, année qui sera pour nous tous, petits et grands encore une nouvelle étape de formation sur le tour plus sage et aimant des potiers... jusqu’à ce que Jésus revienne et nous soyons rendus semblables à lui (1 Jn 3.2) !
1 Anatoth, ville d’o` est originaire Jérémie, suggère qu’il devait vraissemblablement être un descendant du prêtre Abiatar qui fut destitué par Salomon et bannit des fonctions au Temple (1 R 2.26). et avec lui ses descendants... ce qui peut renforcer l’animosité des prêtres officiels contre Jérémie, le « prêtre paria »...
2 La principale cérémonie du culte voué à Moloch, consistait à placer des enfants sur une statue en fer rougit au feu représentant le dieu, pendant que des prêtres dansaient et chantaient couvrant ainsi les cris des victimes. La Roi Manassé a lui même offert de tels sacrifices (2 R 21.6)
3 Cliquer ici pour en savoir plus, sur différentes techniques avec séquences vidéos...
4 L’apparition des premiers fours date du VIe millénaire av. J.-C.
5 www.artetcraft.com/terre.html
6 Le tour du potier, apparu au IVe millénaire av. J.-C